Émile Hinzelin,
Les animaux mythologiques
(1926)
“ Son plumage a plus de velouté que celui de la colombe ou du cygne. Un duvet d'une épaisseur impondérable capitonne ses ailes. Son vol semble ouaté de silence. Pour louer dignement la délicatesse de son plumage et la finesse de son ouïe, on doit dire tout bas : « Un hibou seul peut entendre voler un hibou. » Ainsi fait, il est maître de la proie qu'il élit, même dans les plus profondes ténèbres où il voit aussi bien que l'aigle en plein jour. ”
