Joseph Méry

Élements biographiques

Portrait de Joseph Méry Joseph Méry Monsieur Auguste

Mais, mademoiselle, dit le docteur avec ce feu que donne le désir et qui ressemble trop à la flamme sainte de l’amour ; mais, je vous le jure, c’est mon cœur qui parle en ce moment, et qui, par malheur, ne peut avoir d’autre organe que ma bouche ! C’est tout ce que mon âme a de plus pur qui s’exhale vers vous, comme l’encens vers la divinité ! Vous aussi, Agnès, vous êtes l’idéal de mes rêves : vous êtes l’ange de mes visions. Un regard de vous me mettrait sur le trône du monde, un sourire de vos lèvres me ravirait au ciel.
Source : Wikisource

Portrait de Joseph Méry Joseph Méry Napoléon en Italie (1859)

Un jour, le vent, parti des bords du lac de Côme Apporte un bruit lointain-à l'écho de ton Dôme,
Noble cité ! bientôt l'espoir, ce bien perdu, Remonté vers le ciel, semble enfin descendu : Sur son lit de souffrance un peuple se réveille ; Il n'a qu'un même coeur, et qu'une même oreille, Il écoute, et du haut de sa vaste prison, Il entend résonner la foudre à l'horizon !
C'est le tonnerre ami, la voix de délivrance, La foudre du salut, le canon de la France !
C'est la victoire ailée ! elle a franchi les monts
Et vient rendre la vie à ceux que nous aimons !
Source : Gallica

Portrait de Joseph Méry Joseph Méry Le transporté (1/4)

Il me semblait, poursuivit Maurice, que j'étais assis, là-bas, sur la corniche de la poupe, devant une mer qui charriait des étoiles, comme ces fleuves qui charrient des grains d'or. J'éprouvais une joie ineffable à sentir ma respiration libre et ma poitrine inondée de fraîcheur: c'est la première fois qu'un rêve me donne cette volupté. La voûte du ciel était sombre, comme si toutes les étoiles fussent tombées dans la mer. Je ne voyais rien, je n'entendais rien autour de moi, et je m'écoutais vivre avec délices, comme l'égoïste anachorète de l'Océan.
Source : Gutenberg

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