Résumé

Portrait de Joseph Méry Joseph Méry Un homme heureux Saint-Pierre. de Rome… (1866)

Je connais votre talent, cela me suffit. Le comte Vitelli m'a montré votre fresque de Ruth et Booz, et j'en ai été ravi. Il y a une perfection de dessin et un dédain de coloris qui annoncent le véritable artiste. Vous avez voulu parler à l'intelligence et au cœur sans vous adresser aux sens, et vous avez réussi. Votre travail est le triomphe de l'esprit sur la force. Vous êtes élève de Cornélius ?
— Non, monsieur, d'Overbeck.
— C'est synonyme, seigneur Urbino. C'est le même peintre qui a pris deux noms et deux corps pour travailler davantage.
— Vous ne dites pas tout, comte Frederico.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Méry Joseph Méry Un homme heureux Saint-Pierre. de Rome… (1866)

Auguste paraît à l'atrium du Palatin, et décrète la latinité de son siècle, la langue du siècle d'or, celle que les prêtres de Janus n'entendiront jamais dans leur temple ouvert. Au signal du maître, les lyres résonnent, Rome écoute, les glaives tombent,
les haines s'éteignent, le passé se couvre d'un voile, l'avenir s'illumine de rayons. Des poëtes, la veille inconnus, chantaient les épithalames des jeunes vierges, la veillée des fêtes de Vénus, l'hymne séculaire de Rome, les amours de Lycoris, de Galathée ou de Lesbie, et les joies des futurs hyménées que les mères ne redoutaient plus.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Méry Joseph Méry Un homme heureux Saint-Pierre. de Rome… (1866)

Frederico raconta fidèlement la chose, et il n'obtint pour toute réponse que ces trois mots glacialement prononcés : — Angeli avait raison.
— Il avait raison! répéta Frederico avec un sourire affreux. — Eh bien ! veux-tu ramasser son épée ?
— Non, parce que je suis un véritable ami, moi, dit Valmonto; tu peux me tuer comme lui, si tu veux, mais je soutiendrai toujours qu'il avait raison. La justice avant tout. Pauvre Angeli ! mourir au moment où la fortune nous visite. à la veille du bonheur !
Des larmes mouillèrent les yeux des deux jeunes gens, à deux pas du cadavre d'Angeli.
Source : Gallica

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