Alexandre Guillemin, Ruth : églogue biblique (1846)
“ RUTH. C'est trop de bonté, Seigneur. Étrangère, puis-je croire, Hélas! à tant de bonheur! BOOZ. .le le sais, Ruth donne sa vie A la mère de son époux; Je le sais, elle l'a suivie Loin du toit paternel, si doux! Que le Dieu de Jacob la garde sous son aile, Elle y cherche un abri fidèle; Qu'il soit donc à jamais son Dieu ! RUTH. Ah ! je ne suis plus exilée, Seigneur, vous m'avez consolée ! Oui, je suis d'Israël, et j'en ai fait le vœu. BOOZ. Comme l'hôte de nos familles, Allez au banquet de mes filles. ”
