Louis Énault,
Frantz Müller
(1862)
“ Frantz croisa ses bras sur sa poitrine pour étouffer les palpitations de son coeur. Caché et comme perdu dans la foule, il regardait Amélie plus et mieux qu'il ne l'eût jamais fait; il la trouvait plus belle que jamais, et il s'enivrait de sa beauté; mais, en la voyant au bras d'un autre, d'un autre qui était son mari, il se sentait mordu au coeur par les dents aiguës de la rage jalouse. Ce n'était plus le Frantz timide et doux du château de Salden. La souffrance n'avait point diminué son amour : quand l'amour est vrai, rien ne l'affaiblit ”

