Louis Énault

Élements biographiques

Portrait de Louis Énault Louis Énault Frantz Müller (1862)

Frantz croisa ses bras sur sa poitrine pour étouffer les palpitations de son coeur. Caché et comme perdu dans la foule, il regardait Amélie plus et mieux qu'il ne l'eût jamais fait; il la trouvait plus belle que jamais, et il s'enivrait de sa beauté; mais, en la voyant au bras d'un autre, d'un autre qui était son mari, il se sentait mordu au coeur par les dents aiguës de la rage jalouse. Ce n'était plus le Frantz timide et doux du château de Salden. La souffrance n'avait point diminué son amour : quand l'amour est vrai, rien ne l'affaiblit
Source : Gallica

Portrait de Louis Énault Louis Énault Angleterre, Écosse, Irlande : voyage pittoresque (1859)

Les maisons, rangées en amphithéâtres irréguliers, et montant les unes sur les autres, étalent, comme pour provoquer la palette et défier les pinceaux, les gammes de couleurs lés plus folles et les plus ardentes. L'éloignement même, qui est au paysage ce que la poudre est au visage, n'en adoucit point les contrastes heurtés. Tous les matériaux entrent dans la construction de cette ville : le bois, la terre, la brique, la pierre, le ciment, le granit, — le granit gris d'Écosse et le granit rouge des Hébrides, étincelant comme le porphyre de l'Égypte.
Source : Gallica

Portrait de Louis Énault Louis Énault Un amour en Laponie (1861)

Au milieu de ce boulevard de rochers, Norra aperçut de loin une grande tour carrée faisant saillie, et flanquée de bastions épais.
C'était le cap Nord.
La masse énorme se dressait à pic du sein de la mer, sombre, morne, hautaine, inabordable, — immobile comme le contre-fort d'un continent, solide comme l'arcboutant d'un monde.
« C'est ici! » dit le pêcheur, et, mettant sa forte main sur la barre du gouvernail, il fit virer la barque dans une petite baie, creusée et arrondie par la nature au sein même de la montagne.
Source : Gallica

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