Louis Énault,
Frantz Müller
(1862)
“ Le musicien se transformait et devenait un homme; sa taille même semblait grandir. Si jamais Frantz a été beau dans la force vraie du mot, et par la splendeur de son âme devenue visible, ce fut, à coup sûr, en ce moment suprême. Amélie en fut frappée. Il étendit la main comme pour prêter un serment, et se mettant à genoux devant elle : " Je vous jure, lui dit-il, de me dévouer à cet enfant comme à vous. Jamais, quoi qu'il arrive, je ne l'abandonnerai. Sa vie sera ma vie. — Oh! merci! dit Amélie en posant sa main sur les lèvres de Frantz, merci! noble et généreux coeur! ”
