H. Taine, L’Italie et la vie italienne.…
“ Parfois la teinte est aurore, comme une draperie de soie qui s’enfle et se tortille sous un souffle d’air. Au-delà, les infinis clapotemens imperceptibles de la grande nappe bleue se mêlent, s’unissent, étendent entre le ciel et la mer un réseau de blancheurs rayonnantes ; la barque nage dans la lumière ; c’est autour d’elle seulement qu’on voit le vert mêlé d’azur, toujours changeant, toujours le même. Au bout d’une heure, on arrive au Lido ; c’est un long banc de sable qui protège Venise contre la véritable mer. ”
