Christine Trivulce de Belgiojoso, Revue des Deux Mondes
“ Apprendre aux Vénitiens que la cause de leur indépendance était aussi celle du droit, c’était ébranler profondément la puissance autrichienne, car c’était lui enlever, aux yeux des plus timorés, son dernier prestige. Lorsque les populations apprirent que la cession du royaume lombard-vénitien à l’Autriche n’avait été faite que sous de certaines conditions que l’Autriche n’avait jamais remplies, il s’ouvrit devant elles comme un nouvel horizon, et ceux qui s’étaient crus long-temps condamnés à l’esclavage par une loi mystérieuse se sentirent tout d’un coup élevés au même rang que leurs maîtres. ”
