Résumé

Ernest Rasetti L'Italie et la maison de Savoie… (1860)

Ce n'est pas au moment où la paix se négocie à Zurich entre les plénipotentiaires du Piémont, de la France et de l'Autriche, que le gouvernement du roi se permettrait un langage moins correct envers l'adversaire qu'il a combattu sur les champs de bataille. Mais il y a des vérités qu'on ne saur ait se dissimuler, parce qu'elles ont le caractère de l'évidence ; il y a des périls sur lesquels il est impossible de se faire illusion, parce qu'ils existent dans la nature des choses, et sont une nécessité invincible de la situation.
Source : Gallica

Ernest Rasetti L'Italie et la maison de Savoie… (1860)

De continuelles et formidables invasions se sont précipitées sur l'Italie par tous les défilés de ses Alpes ; mais l'Italie, quoi qu'aient fait Visigoths, Huns, Franks, Allemands, Espagnols, Autrichiens, est toujours restée l'Italie. On a pris une ville, on en a pris vingt, on en a pris cinquante; mais il n'y a jamais eu conquête véritable. Çà et là, se sont implantées des dynasties étrangères, mais elles n'ont rien établi qu'une infructueuse oppression.
Au contraire, quand une ville italienne a pu vivre libre, elle a projeté une splendeur à étonner le monde.
Source : Gallica

Ernest Rasetti L'Italie et la maison de Savoie… (1860)

L'Italie ne vit qu'une invasion la où il y avait un protectorat qui n'avait pas la prétention d'être éternel.— Elle se laissa séduire par les proclamations hypocrites de l'Autriche.—Elle ne s'aperçut pas qu'elle s'éloignait de l'unité et de l'indépendance au lieu de s'en rapprocher.
Napoléon avait eu raison de ne pas constituer définitivement le royaume d'Italie. L'Italie n'était pas encore mûre pour la liberté.
Depuis, elle a souffert, et la souffrance
mûrit les nations plus vite encore que les hommes.
Source : Gallica

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