Marc Monnier,
L’Italie à l’œuvre de 1860 à 1868
“ Vous croyiez trouver une ville morte, un corps inerte dont la tête tranchée est ailleurs, vous vous figuriez que Turin avait tout perdu depuis qu’elle n’était plus la capitale de l’Italie ? bientôt les rues que vous traversez vous rassurent. Les étrangers viennent donc toujours à Turin ? Qu’y viennent-ils faire ? Il n’y a ici ni le palais Pitti, ni le Vatican, ni Pompéi, ni les lagunes : il y a mieux que tout cela, un peuple actif qui, instruit par vingt années de liberté, sait se tirer d’affaire, et n’a pas besoin de commander aux autres pour rester debout. ”
