Amédée Achard

Amédée Achard

Résumé

Portrait de Amédée Achard Amédée Achard Album de voyages (1865)

Quelquefois un aviron léger bat le flot qui murmure contre les assises d'un palais; un cri éclate à l'angle d'un canal, un cri lui répond. Apremi!
Castaï! On regarde, une gondole silencieuse passe en rasant un promontoire de marbre et le rêve reprend son vol. Que de fois plus tard ces cris
doux et sonores n'éclatent-ils pas dans le souvenir!
Il est trois heures de l'après-midi, un dimanche, par un temps clair. La lumière blonde de l'Adriatique enveloppe Venise. C'est l'instant où le grand canal attend les promeneurs dispersés dans une flotte de gondoles.
Source : Gallica

Portrait de Amédée Achard Amédée Achard Album de voyages (1865)

A Rome, le silence comprime tout; il semble que la ville éternelle soit écrasée par la majesté de ses souvenirs. Le bruit de Naples peut fatiguer; il s'efforce de paraître gai et ne réussit pas toujours à l'être. A Turin, quelque chose du flegme britannique s'est fait jour; on y sent un peuple né pour la politique et le gouvernement; mais sa gravité et sa sagesse ne sont pas propices au rire et portent le poids de l'Italie. Milan, plus voisine de la frontière menaçante, a un mouvement qui lui est propre. La vie, dans ce qu'elle a de plus actif et de plus impatient, y fermente.
Source : Gallica

Portrait de Amédée Achard Amédée Achard Album de voyages (1865)

Le Corso est à Milan ce que la rue de Tolède est à Naples, la place Saint-Marc à Venise, la Puerta del Sol à Madrid, le boulevard des Italiens à Paris, Regent street à Londres, la grande artère où l'on se réunit, où l'on se promène, où l'on cherche et où l'on apporte les nouvelles, l'endroit consacré où l'on ne fait rien et où l'on fait tout. À toute heure une certaine foule l'encombre, et il en sort comme un grand murmure. Les étrangers y courent comme les citadins y stationnent.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature