Victor Hugo,
Œuvres complètes de Victor Hugo
“ La lave se répand comme une chevelure Sur les épaules du volcan. Elle vient, elle vient, cette lave profonde Qui féconde les champs et fait des ports dans l’onde ; Plages, mer, archipels, tout tressaille à la fois ; Ses flots roulent, vermeils, fumants, inexorables ; Et Naple et ses palais tremblent, plus misérables Qu’au souffle de l’orage une feuille des bois ! Chaos prodigieux ! la cendre emplit les rues, La terre revomit des maisons disparues ; Chaque toit éperdu se heurte au toit voisin ; La mer bout dans le golfe et la plaine s’embrase ”
