Albert Giraud,
Héros et Pierrots
“ Amoureux ! Je l’envie, Et sa douceur m’irrite. On dirait que la Vie Se sert de cet enfant cruel pour m’assiéger. (A Arlequin) Taisez-vous, Arlequin ! Pierrot, c’est l’étranger, C’est le passant qu’on ne connaît jamais, l’avare De son cœur orageux et fou, c’est le barbare Qui pleure de ce qui vous fait rire, et qui rit De tout ce qui vous fait pleurer, c’est un esprit, Une lumière espiègle et pensive qui vibre Un peu plus haut que votre amour ! Pierrot est libre ! — Et ne me parlez plus, car vous m’offenseriez ! ARLEQUIN Comme vous aimeriez, Pierrot, si vous aimiez ! ”
