“ Délicieusement les lèvres enfantines. Voici ce corps de force et de finesse, Et, tel un doux lac blanc, cette poitrine, Et le bercement tiède des bras, et le vaste Sourire dont le gracieux visage s’illumine. ”
Lèvres
Définition et enjeux
Les lèvres, parties charnues entourant la bouche, jouent un rôle fondamental dans la phonétique, l'alimentation et l'expression sociale. Chez l'homme, leur fonction dépasse l'aspect anatomique : Novalis les considère comme des organes centraux de l'émotion, dignes du baiser, tandis que Théophile Gautier met l'accent sur leur sensualité, décrivant leur contact comme une « délicatesse voluptueuse ».
Honoré de Balzac, lui, souligne leur rôle subtil dans la communication, où même les « plus légers gestes » révèlent des états intérieurs. Ces approches, mêlant biologie et symbolisme, illustrent la complexité des lèvres, à la fois organe fonctionnel et symbole de l'interaction humaine.
Citations sur les lèvres
Macrobe,
Macrobe (Œuvres complètes) ; Varron…
“ Quand je savoure un demi-baiser sur les lèvres demi-closes de mon adolescent, et que de sa bouche entr'ouverte je respire la douce fleur de son haleine, mon âme blessée et malade d'amour accourt sur mes lèvres, et s'efforce de trouver un passage entre l'ouverture de ma bouche et les douces lèvres de mon adolescent pour passer en lui. ”
Alfred de Musset,
Les Filles de Loth
“ Ta bouche sur mes lèvres, ton poil dans ma bouche Qu’une douce langue chatouille en l’excitant Notre bouton de rose encore tout palpitant. Que nos corps enlacés se tordent et se roulent, Que le jus de l’amour sur nos cuisses s’écoule. ”
Novalis,
Les Disciples à Saïs et les Fragments
“ Le corps entier respire ; les lèvres seules boivent et mangent ; tout juste cet organe qui rend en sons divers ce que l’esprit a préparé et ce qu’il a reçu des autres sens. Les lèvres sont si importantes dans la vie ; combien elles méritent le baiser ! Chaque mouvement imperceptible est le souhait symbolique de l’émotion ou de l’attouchement. Ainsi tout nous invite figurativement et discrètement dans la nature, à jouir d’elle, et il se pourrait bien que toute la nature fût féminine, vierge et mère à la fois. ”
Hélène Swarth,
Octobre en fleur
“ Incline-toi vers moi, cher, afin que je pose Ma main tremblant d’amour sur ta bouche mi-close. Sens palpiter l’amour, sa douleur et ses fièvres Dans mes doigts implorants sur la fleur de tes lèvres, Veuille effleurer mes doigts de ta suave haleine. ”
Jean-Charles Harvey,
Marcel Faure
“ Ce mot qui se dit des lèvres, parce qu’il invite au baiser, sur lequel on aime à s’attarder pour en savourer le velouté, que l’on conserve plus longuement dans la bouche, comme un vieux vin qui fait la perle, que l’on fait flâner dans les galeries de l’imagination pour en extraire une forme à la fois corporelle et immatérielle, il est le rayon, la joie, la sérénité, l’extase et l’irréel. ”
Honoré de Balzac,
Œuvres complètes de H. de Balzac…
“ Le plus léger mouvement de lèvres, la plus imperceptible contraction des narines, les dégradations insensibles de l’œil, l’altération de la voix, et ces nuages indéfinissables qui enveloppent les traits, ou ces flammes qui les illuminent, tout est langage pour vous. ”
Hélène Swarth,
Octobre en fleur
“ Donne tes yeux, donne tes mains, donne tes lèvres, Au nom cher et sacré du lointain souvenir. Nos lèvres n’auront plus la brûlure des fièvres, Plus chastes que des fleurs nos mains pourront s’unir. ”
Théophile Gautier,
Mademoiselle de Maupin
(1834)
“ Quel plaisir ce doit être de parcourir de ses lèvres cette peau si fine et si polie, et ces contours si bien arrondis, qui semblent aller au-devant du baiser et le provoquer ! ces chairs satinées, ces lignes ondoyantes et qui s’enveloppent les unes dans les autres, cette chevelure soyeuse et si douce à toucher ; quels motifs inépuisables de délicates voluptés que nous n’avons pas avec les hommes ! ”
Marguerite Burnat-Provins,
Le Livre pour toi
“ J’ai regardé tes lèvres fières qui plient sous les miennes, tes dents où mes dents se sont heurtées illuminent ton sourire, ta langue chaude m’endort, et quand je m’éveille de mon vertige, c’est pour revoir ton corps triomphant, altier comme un pilier d’ivoire, ambré comme un rayon de miel. ”
Albert Glatigny,
Œuvres de Albert Glatigny
“ Et nos lèvres, quand nous passons, Boivent les fleurs de son haleine. Qu’importe, flâneurs indolents ! Les soucis graves et moroses Et les tristesses et les choses Qui nous font marcher à pas lents ! ”
Louis Bernard, Chefs-d'oeuvre de peinture au musée du Louvre… (1879)
“ Le nez et ses belles ouvertures d'un rose tendre respirent. La bouche, sa fente, ses extrémités qui se lient par le vermillon des lèvres à l'incarnat du visage, ce n'est plus de la couleur, mais c'est vraiment de la chair. ”
Maurice Boukay, Stances à Manon
“ Mais ce soir, je t’aurai toute ! Qu’importent les trahisons Des lèvres que nous baisons Si les lèvres sont jolies !... Oublions les vains discours, Aimons-nous, les jours sont courts Et c’est l’heure des folies. ”
graf Leo Tolstoy, L'enfance et l'adolescence
“ Pourquoi l'expression du visage est-elle si rigide et si froide? Pourquoi les lèvres sont-elles décolorées, et pourquoi leur pli noble et majestueux exprime-t-il une paix tellement surnaturelle, qu'en les regardant, je sens un frisson glacé courir le long de mon dos et dans mes cheveux?... ”
Pierre Maël, Un mousse de Surcouf (1925)
“ Les yeux brillants, les lèvres souriantes, le teint animé, elles se sentaient pleines de reconnaissance et d’affection l’une pour l’autre et répondaient par des rires joyeux ou des reparties malicieuses aux compliments qui leur étaient adressés de tous côtés. ”
Hélène Swarth,
Octobre en fleur
“ Mets-y le long baiser de tes lèvres soyeuses, Comme un enfant gourmand, fermant les yeux pour boire Au grand vase trop lourd dans ses deux mains joyeuses Et baisant le miel blond que son haleine moire. ”
Auguste de Villiers de L’Isle-Adam,
Histoires insolites
“ Ah! plût aux dieux que mes lèvres, inharmonieuses, ne fussent que des lèvres collées aux charmes meurtris de ta blanche poitrine flagellée! qu'au lieu d'être nourries du lait céleste, elles le fussent du doux sang de tes douces petites blessures! Que ne puis-je les sentir avec ma langue, ces blessures! et goûter, depuis ton sein jusqu'à ta ceinture, leurs faibles gouttelettes! ”
“ Ces lèvres mignonnes et purpurines, ces lèvres qui distillent l’ambroisie, comment les baiser avec cette bouche hideusement fendue, et ces dents comme des quartiers de roc ? Comment la belle enfin, si bonne envie qu’elle en eût, pourrait elle faire place au logis pour un hôte de pareille mesure ? Malheur à moi ! me disais-je, une femme noble écartelée ! Je me vois déjà livré aux bêtes, et contribuant de ma personne aux jeux que va donner mon maître. ”
Albert Maybon, Les temples du Japon : architecture et sculpture (1929)
“ On en aime l'avancement et les contours sinueux des lèvres, toute l'éloquence de la bouche, la rondeur du menton, l'allongement du nez, la fente des yeux qui laissent filtrer une lueur de l'âme compatissante, la large courbe des arcades sourcilières, la surface lisse du front. ”
Ève Circé-Côté, Bleu, blanc, rouge
“ Les plus délicats ont raison de leur répugnance et subissent héroïquement le contact des lèvres lippues et humides qui salissent de bave le baiser ingénu, les becs pointus des vieilles filles, la joue glaciale des prudes, la bouche molle des oncles gâteux. ”
“ Encor tout imprégnés de l’odeur de ses lèvres, Débordants de couleurs, de parfums et d’accords, Rhythmiques comme les reflux de son grand corps, Et si beaux qu’aujourd’hui, portant sa dure chaîne, Mon cœur désenchanté les reconnaît à peine ! ”
Judith Gautier,
La Conquête du paradis
“ C’est cela surtout qui est intolérable. Pour une autre, maintenant, s’ouvriront les fleurs de ses prunelles ; ce regard dominateur et tendre caressera la beauté d’une autre ! Et c’est à elle que ces lèvres délicieuses souriront. Quoi ! ces lèvres, dont le baiser m’a ravi l’âme et pénétrée d’une ivresse qui ne s’est plus dissipée, effaceront sous d’autres baisers le souvenir du mien ! ”
Charles Asselineau,
Le Paradis des gens de lettres
“ Que leurs bras vous bercent, que leur sein vous rafraîchisse, que leurs cheveux vous soient une tente d’ombre et de repos. Trouvez sur leurs lèvres les mots mystérieux que nul délire ne peut inventer. ”
“ J'ai des nuits de fièvre pour avoir effleuré de mes lèvres le bout de vos doigts. J'écoute votre approche avec des tressaillements qui me font mourir; je sais quel bruit vous faites sur l'herbe en glissant, sur le gravier des allées, sur le tapis du boudoir; le frôlement de votre robe arrive à mon coeur. Si votre pied touche une fleur, je la brise sous mes baisers! ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Lorsqu’elle parle, les perles fines s’égrènent de sa bouche ; lorsqu’elle sourit, des torrents de lumière coulent de ses lèvres qui sont plus douces que le miel et plus fondantes que le beurre. Le sceau de la beauté est imprimé sur la fossette de son menton. ”
Adolphe Desbarrolles,
Deux artistes en Espagne, illustrés par Eugène Giraud
(1865)
“ Ses lèvres, un peu épaisses, comme celles des créoles, sont pleines de finesse, d'esprit et de caprice; mais leur caractère le plus saillant, celui qui frappe, qui saisit, c'est la bienveillance qui rit dans les coins de sa bouche, rayonne dans ses yeux, dans sa pose, dans son allure, et donne une grâce affectueuse à chacun de ses mouvements. ”
Guy de Maupassant,
L'inutile beauté
“ Elles sont si belles, de structures si fines, si variées et si sensuelles, entr'ouvertes comme des organes, plus tentantes que des bouches, et creuses avec des lèvres retournées, dentelées, charnues, poudrées d'une semence de vie qui, dans chacune, engendre un parfum différent. ”
Charles van Lerberghe,
La Chanson d’Ève
“ Sons de mes mains, Sons de ma bouche, Beaux Sons des lèvres qui se touchent, Et de mon cœur qui bat ; Sons de mes longs cheveux qu’on dénoue, Où d’invisibles ailes jouent, Si doucement, si bas, Que le silence même ne les entend pas. ”
“ Ce sera pour faire halte en arrivant à la bouche, alors, et reconnaître qu’elle approche, autant que possible, de la perfection absolue. Les lèvres ont une coupe charmante, un coloris de toute fraîcheur, une expression irrésistible... Dans mon portrait, je les vois sourire, et je suis sûr qu’elles me sourient en ce moment. ”
Léonise Valois,
Fleurs sauvages: Poésies
“ Donnez-nous à baiser vos pures lèvres roses Où va s’évanouir la tristesse des choses. Dans vos grands yeux sereins, laissez plonger nos yeux, Afin qu’on y retrouve une trace des cieux. Laissez nos doigts errer dans vos boucles soyeuses Pendant qu’on vous contemple, âmes délicieuses! Riez, chantez, sautez, ô mes tendres mignons, Tandis que brille encor, la candeur sur vos fronts. Trop tôt, nous apparaît le passé de la vie Jouissez de votre aurore et sans qu’on vous l’envie. ”
Séjour de Lorraine, Les secrets de la beauté du visage et du corps de l'homme et de la femme… (1857)
“ Peu de parties du visage concourent autant que les lèvres à l'expression de la physionomie. Les passions influent singulièrement sur la forme des lèvres. La colère les pâlit, l'indignation les gonfle, le dépit les comprime, tandis que la honté les arrondit. ”
Claude-François-Xavier Mercier de Compiègne,
Éloge du sein des femmes
“ Elle a les lèvres d'une couleur fort vive, et elle ne les mord jamais. Son menton passeroit pour impertinent, s'il avoit l'audace d'être laid, et de se mêler avec toutes les beautés qui sont sur un si charmant visage. ”
“ Bouche de bouche, lèvres de lèvres, au centre de la terre est un baiser. Golfes de pétales, piqués entre les volcans, ces seins d’une poitrine aux poumons de feu, les tiges du mouvant bouquet de mers n’oublient point que d’autres fleurs de lave et de secret, dans les profondeurs s’ouvrent. ”
André Baillon, Le Perce-oreille du Luxembourg
“ Avec la langue, les lèvres, on lance quelques sons. Ils forment un mot, un mot pur, un mot vierge. L’idée, le sentiment y est enfermé, également pur et vierge. On est un peu comme Adam nommant les créatures dans les jardins de Dieu. Bon ! On répète le mot. L’objet se précise ; on l’étreint ; comme Dupéché à sa Louise, on lui colle les lèvres sur la bouche ; il prend sa couleur, sa place dans l’air, sa place dans votre cerveau. ”
Pierre Louÿs,
Aphrodite. Mœurs Antiques
“ Tes yeux sont comme des lys d'eau bleus sans tiges, immobiles sur des étangs.—Mes yeux sont à l'ombre de mes cils comme des lacs profonds sous des branches noires.*—Tes lèvres sont des fleurs délicates où est tombé le sang d'une biche.—Mes lèvres sont les bords d'une blessure brûlante.*—Ta langue est le poignard sanglant qui a fait la blessure de ta bouche.—Ma langue est incrustée de pierres précieuses. Elle est rouge de mirer mes lèvres. ”
Édouard Demarchin, Lèvres de Velours
“ Les mignonnes, qui sont toutes nues, se sont enlacées et s’avancent pas à pas vers le lit, les lèvres sur les lèvres, les yeux dans les yeux, la gorge dressée, fléchissant sur les genoux à chaque ineffable baiser de colombes, qu’elles pigeonnent sur leurs ardentes lèvres. ”
Jean Féron,
La revanche d’une race
(1924)
“ Ses yeux sont noir brillant, pleins d’éclairs qui brûlent et fascinent ; et ces yeux seraient beaux sans un certain quelque chose d’astucieux et de sournois. Enfin, ses lèvres minces se pressent sur des dents blanches et aigues, et ces lèvres se plissent souvent sous un sourire railleur ou dédaigneux. ”
Aimée de Coigny,
Mémoires de Aimée de Coigny
“ Combien étaient plus beaux les grands yeux de naguère, où la candeur souriait à l'avenir, que ces yeux d'où a fui le rêve et qui concentrent leur puissance en un regard précis, informé, exigeant, presque dur; combien les lèvres d'autrefois, encore neuves, prêtes à sourire à l'amour, mais pas à lui seul, étaient plus jolies que ces lèvres de voluptueuse où la passion charnelle a mis une vulgarité. ”
Renée Vivien,
Études et Préludes
“ I. L’ombre assourdit le flux et le reflux des choses. Parmi l’accablement des parfums et des fleurs, Tes lèvres ont pleuré leurs rythmiques douleurs Dans un refrain mêlé de sanglots et de pauses. ”
Hector Bernier, Ce que disait la flamme…
“ Tous les traits s’alanguissent de nonchalance et de béatitude : les yeux, surtout, flânant quelque part dans le vide, éteignent leurs rayons, s’enténèbrent de mollesse. Les lèvres, à demi béantes, laissent aller et venir une respiration douce comme l’air dont lentement les rideaux frémissent. ”
André Bellessort,
Revue des Deux Mondes
“ Le front bombé, les yeux brillans, le nez béant à toutes les senteurs, les lèvres charnues pour mieux plonger dans les fruits mûrs, elles se sentent fortes du regard des hommes et du scapulaire qui fait une tache noire sous la transparence de leur mantille. ”
“ Le visage, si joli, si délicat autrefois, offrait à présent un indescriptible chaos de juvénilité persistante et de décrépitude déclarée. Les yeux expressifs, la bouche aux lèvres fraîches, aux dents impeccables — au moins en apparence — avaient vingt ans. ”
Charles Nodier,
Romans, nouvelles et mélanges…
(1822)
“ Quand tu respires une touffe de thym enlevée au rocher, et que tu sens tout-à-coup tes lèvres surprises d'un mouvement subit, comme l'essor d'une abeille qui s'envole, c'est un baiser que je te ravis en passant. Les songes qui te plaisent le mieux, ceux dans lesquels tu vois un enfant qui te caresse avec tant d'amour, moi seul je te les envoie, et je suis l'enfant dont tes lèvres pressent les lèvres enflammées dans ces doux prestiges de la nuit. ”
Charles Cros,
Le Coffret de santal
“ SUR UN MIROIR Toutes les fois, miroir, que tu lui serviras À se mettre du noir aux yeux ou sur sa joue La poudre parfumée, ou bien dans une moue Charmante, son carmin aux lèvres, tu diras : « Je dormais reflétant les vers, que sur l’ivoire Il écrivit... Pourquoi de vos yeux de velours, De votre chair, de vos lèvres, par ces atours, Rendre plus éclatante encore la victoire ? » Alors, si tu surprends quelque regard pervers, Si de l’amour présent elle est distraite ou lasse, Brise-toi, mais ne lui sers pas, petite glace, À s’orner pour un autre, en riant de mes vers. ”
Léon Valade,
Le Parnasse contemporain/1869
“ De mes lèvres ! De mes lèvres ! J’attends une chose inconnue, Ou, peut-être, ignorant le mystère & vos cris, Jetez-vous les sanglots suprêmes & meurtris D’une enfance sentant parmi les rêveries Se séparer enfin ses froides pierreries. LOUIS MÉNARD —— SONNETS MYSTIQUES—— CIRCÉ Douce comme un rayon de lune, un son de lyre, Pour dompter les plus forts elle n’a qu’à sourire. Les magiques lueurs de ses yeux caressants Versent l’ardente extase à tout ce qui respire. ”
“ Lorsque nous unirons nos lèvres, Quelles extases ! Quelles fièvres ! Et tu voudras recommencer, Dans mes bras te laisser bercer, Tu convoiteras ma caresse, Ne permettant plus que je cesse ; Nous nous aimerons follement ”
Minucius Félix, Les Pères de l’Église
“ Voyez ces femmes dissolues : les unes, la bouche toujours pleine de mastic, sourient, les lèvres entr’ouvertes, à tous ceux qui s’approchent d’elles ; les autres, comme si elles n’avaient point de doigts, touchent leurs tête et divisent leurs cheveux avec des instruments faits exprès, les portant toujours avec elles et n’épargnant rien pour que ces instruments de mollesse et d’affectation soient d’un métal précieux ou de l’ivoire le plus pur ; d’autres se couvrent de tant de fleurs, qu’on peut croire qu’elles les produisent. ”
