Claude-François-Xavier Mercier de Compiègne

Claude-François-Xavier Mercier de Compiègne

Résumé

Portrait de Claude-François-Xavier Mercier de Compiègne Claude-François-Xavier Mercier de Compiègne Éloge du sein des femmes

L'amour de tous naquit de leur inimitié,
Et de leur union le mépris vint à naître.
M. Le Pays paraît être du même goût, quand il dit à son Iris, dans le portrait qu'il fait d'elle:
«Votre gorge semble avoir été faite au tour; et l'on peut dire que c'est une beauté achevée. Votre sein est digne de votre gorge; il est blanc, gras et potelé. Les deux petits globes qui le composent ne sont éloignez que de deux doigts, et cependant je suis assuré que de leur vie ils ne se sont baisez, quoi qu'ils soient frères, et qu'ils deussent bien s'aimer, si la ressemblance fait l'amitié.»
Source : Gutenberg

Portrait de Claude-François-Xavier Mercier de Compiègne Claude-François-Xavier Mercier de Compiègne Éloge du sein des femmes

Il faut convenir que les femmes de notre époque accusent le nu d'une manière toute lacédémonienne; point de refuge pour les regards dévots, vainement leur chaste prunelle semble-t-elle dire:
«Ah! cachez-moi ce sein, que je ne saurais voir»,
on persiste à le leur montrer: ici, c'est une robe sans ceinture, telle qu'on la met en sautant du lit; là, c'est une gorge débordant du corset complaisant; plus loin, ce sont des bras et des épaules dont la nudité se réunit à celle des poitrines pour assaillir les continences ecclésiastiques.
Source : Gutenberg

Portrait de Claude-François-Xavier Mercier de Compiègne Claude-François-Xavier Mercier de Compiègne Éloge du sein des femmes

«C'est une beauté pour les dames espagnoles de n'avoir point de gorge, et elles prennent de bonne heure des précautions pour l'empêcher de venir. Lorsque le sein commence à paraître, elles mettent dessus de petites plaques de plomb, et se bandent comme les enfants que l'on emmaillote. Il est vrai qu'il s'en faut peu qu'elles n'ayent la gorge aussi unie qu'une feuille de papier, à la réserve des trous que la maigreur y creuse, et ils sont toujours en grand nombre.»
Source : Gutenberg

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