Pierre Maigne

Résumé

Pierre Maigne Choix d'une nourrice (1836)

Quelque frappantes que puissent être les analogies et les similitudes, il n'est rien dans la nature qui se ressemble d'une manière absolue. Il n'est donc pas étonnant que d'une femme à l'autre il y ait des différences dans l'humeur laiteuse, et que l'état du nourrisson varie selon celui de la nourrice. Un lait déjà vieux se digère moins bien ; un lait trop jeune, offert à un enfant de cinq ou six mois, ne le nourrit pas assez, et souvent le relâche. A quoi attribuer cette diversité d'effets? évidemment
à l'élaboration du lait, qui dépend elle-même du degré d'activité des mamelles.
Source : Gallica

Pierre Maigne Choix d'une nourrice (1836)

Les humeurs partagent l'état des solides ; tout est calme et tranquille chez ces femmes ; il y a monotonie constante dans leur être.
Si maintenant l'on demande pourquoi nous préférons un tempérament à un autre, et le lait de telle nourrice à celui de telle autre femme , il nous sera facile de répondre. C'est que les conditions de l'humeur laiteuse varient avec les tempéramens. Dans un cas, le lait est mieux élaboré; il est vivant, pour ainsi dire ; dans l'autre, la glande mammaire est plus petite et plus molle : le lait sera plus aqueux, moins abondant, et moins nutritif.
Source : Gallica

Pierre Maigne Choix d'une nourrice (1836)

Les organes, doués d'un surcroit de puissance, peuvent être mis en jeu sans se fatiguer. Tout s'enchaîne dans l'économie humaine ; les mamelles ont donc suivi le développement général de l'individu ; elles jouissent de toute leur activité; elles donnent à leur produit toute la perfection dont il est susceptible; et, quelque abondante que puisse être la sécrétion du lait, elle n'agira pas défavorablement sur la femme. La nature n'a plus rien à faire ; elle est arrivée à son plus grand accroissement, elle peut accomplir ses fonctions, sans que l'on ait à redouter les accidens.
Source : Gallica

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