Résumé

J. Gauneau Éducation physique et morale des nouveau-nés… (1867)

Mais laissons ces considérations aux hommes compétents et revenons au plus vite à l'éducation morale du nouveau-né.
De même qu'en vous occupant sérieusement de l'amélioration physique de l'homme dès sa naissance, vous travaillez pour l'avenir ; de même, si vous voulez, pour l'avenir, avoir des hommes meilleurs, c'est dès le berceau qu'il vous faut commencer. C'est alors que l'enfant n'a ni idée, ni volonté, ni caprices; que son cerveau ne perçoit que des sensations sans pouvoir les analyser; c'est alors, disons-nous, que doit commencer son éducation morale.
Source : Gallica

J. Gauneau Éducation physique et morale des nouveau-nés… (1867)

Quel que soit le motif qui force à employer l'allaitement artificiel, la seule différence qu'il doive présenter avec l'allaitement maternel, c'est qu'au lieu de prendre le lait au sein de sa mère, l'enfant le prend au biberon.
L'éducation physique et morale doit toujours être la même que celle que nous avons indiquée ; c'est toujours uniquement du lait qu'il faut donner, en ayant soin qu'il se rapproche le plus possible, par ses qualités, du lait de la mère et de l'âge de l'enfant.
Source : Gallica

J. Gauneau Éducation physique et morale des nouveau-nés… (1867)

L'éducation morale de l'enfance, dit Gardien, commence dès la naissance ; et c'est peut-être, il faut bien le dire, le moment le plus difficile. En effet, peu de mères veulent consentir à ne pas avoir constamment leur enfant à leur côté, ou dans leurs bras, afin de l'admirer sans cesse, de le regarder dormir. Nous comprenons cette faiblesse; nous aimons à voir les jeunes mères, les yeux fixés sur leur nourrisson, et couvant d'un regard d'ineffable tendresse celui qui, un instant avant, était pour elle la cause de douleurs affreuses.
Source : Gallica

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