Victor Hugo,
Les enfants (Le livre des mères…
(1865)
“ Sur deux, il en est un qui toujours va devant. Après avoir à peine ouvert son aile au vent, Il vint, le bel enfant, s'abattre sur la tombe ; Elle y vint après lui comme une autre colombe. On a creusé la terre, et là, sous le gazon, On a mis la nourrice auprès du nourrisson. LES ENFANTS. Et, moi, je dis : — Seigneur! votre règle est austère ! Seigneur! vous avez mis partout un noir mystère, Dans l'homme et dans l'amour, dans l'arbre et dans l'oiseau, Et jusque dans ce lait que réclame un berceau, Ambroisie et poison, doux miel, liqueur amère. Fait pour nourrir l'enfant ou pour tuer la mère! ”
