Jules Arnould

Résumé

Jules Arnould Nouveaux éléments d'hygiène (1881)

Ici, le climat est brumeux, soumis à de fréquentes et brusques variations; le catarrhe perpétuel se traduit dans le langage des habitants. Là, le ciel est bleu, l'atmosphère transparente ; la voix humaine s'y propage sonore et mélodieuse ; c'est le pays des chanteurs inimitables, comme Athènes et Rome ont été la patrie des plus grands orateurs du monde.
Toute personne qui fait un exercice de lecture, de déclamation ou de chant, doit avoir l'estomac libre, la poitrine et le cou dégagés de toute constriction vestimentaire.
Source : Gallica

Jules Arnould Nouveaux éléments d'hygiène (1881)

La démographie est comme la comptabilité de l'hygiène. C'est elle qui montre la force ou la faiblesse de la collectivité, qui indique les limites de cette faiblesse ou démette force et les points précis où se révèle une souffrance. C'est la sanction suprême de nos études et de nos efforts, puisque, d'un côté, elle établit exactement le bilan de nos richesses vitales, notre avoir, et que, de l'autre, elle relève nos pertes, c'est-à-dire les coups frappés par la mort, contre laquelle lutte l'hygiène.
Source : Gallica

Jules Arnould Nouveaux éléments d'hygiène (1900-1902)

Les « logements » sont dans des rues étroites, les impasses, les courettes, enfermant un espace où le sol est inégal, fangeux, souillé, et où l'atmosphère, immobile, reçoit rarement un rayon de soleil. Les détritus et les immondices de toutes sortes s'étalent au voisinage de la maison qui, elle-même, grâce aux
corridors étroits, aux escaliers sombres, à l'installation sans aucun soin des latrines, ne lutte pas contre l'envahissement de la putridité et n'a pas le moyen de se donner une circulation d'air.
Source : Gallica

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