Air marin

Définition et enjeux

Adolphe Poisson Heures perdues

Ô l’immense estuaire où se perd le grand fleuve,
Que ton onde soit calme ou que le vent la meuve,
Le regard ébloui de ta sombre grandeur,
En vain cherchant tes bords, admire ta splendeur.
Tu berces le vaisseau sur tes vagues hautaines,
Et quand du jour qui naît les lueurs incertaines
Ont glissé sur les eaux de l’abîme béant,
Le marin croit voguer sur un autre océan !
La rive a disparu ! Sondant en vain l’espace,
Le regard ne voit rien qu’un goëland qui passe,
Traversant l’horizon de son vol fatigué.
Source : Wikisource

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