Louis Reybaud,
La Marine nouvelle des deux puissances maritimes…
“ Or une armée n’est pas si maniable qu’on le suppose : elle traîne à sa suite ses chevaux, son artillerie, ses bagages, un matériel considérable ; elle a contre elle le nombre, la difficulté des mouvemens, l’épreuve d’un élément nouveau. Une fois embarquée, elle ne dispose plus d’elle-même, elle ne s’appartient pas. Qu’il y ait une rencontre, un engagement entre la flotte qui la porte et celle qui veut l’empêcher d’arriver à sa destination, cette armée nuit plus qu’elle ne sert, elle est un embarras et point une force ; elle peut être engloutie sans avoir eu l’honneur de lutter. ”
