M. le prince de Joinville

Résumé

M. le prince de Joinville Revue des Deux Mondes

A bord d’un vaisseau, il faut un équipage nombreux ; l’équipage, c’est la machine, et cette machine consomme tous les jours, en rade comme en mer, à l’ancre comme à la voile. — A bord d’un vapeur, la machine, qui tient lieu d’un grand nombre de bras, ne consomme qu’autant qu’on la fait fonctionner, qu’autant qu’on lui demande une production de force qui, au point de vue de la rapidité, de la sûreté des communications, n’admet aucune comparaison avec la voile, en même temps qu’elle constitue un élément de puissance militaire ; en rade, cette machine ne coûte rien.
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M. le prince de Joinville Revue des Deux Mondes

Nous aurons toujours assez d’officiers et de matelots pour remplir le rôle laissé au marin sur un bateau à vapeur. La machine suppléera à des centaines de bras, et je n’ai pas besoin de dire que l’argent ne nous manquera jamais pour construire des machines, pas plus que les soldats ne nous manqueront quand il s’agira de soutenir l’honneur du pays.
Avec la marine à vapeur, la guerre d’agression la plus audacieuse est permise sur mer. Nous sommes sûrs de nos mouvemens, libres de nos actions. Le temps, le vent, les marées, ne nous inquiéteront plus.
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Chaque fois que des fonds ont été demandés pour doter la France d’une marine à vapeur, ils ont été votés avec un patriotique empressement. L’argent ne s’est jamais fait attendre ; mais on espérait qu’il qu’il y aurait un résultat qui répondrait à tant de dépenses, à tant de sacrifices. Ce résultat apparaît maintenant à tous les yeux. Par un excès de prévoyance trop commun chez nous, l’administration a cru devoir, avant tout, créer des moyens de réparation pour la nouvelle marine. Dans tous nos ports s’élèvent aujourd’hui de magnifiques ateliers enfermés dans des monumens grandioses.
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