E. Jurien de la Gravière, Souvenirs d’un Amiral. — La Marine de la Restauration…
“ Je laisse derrière moi une marine fortement constituée, un matériel imposant, un corps d’officiers que l’Angleterre nous envie, des matelots, des canonniers, rompus au service des escadres et à celui des navires de guerre, une flotte, en un mot, telle que la monarchie française n’en a pas encore possédé. Je revois mon pays après cinq ans d’absence ; cette flotte a disparu, je ne retrouve plus ni les hommes, ni les choses. À la faveur d’une situation plus stable, une nouvelle flotte se forme ; elle met quinze ans à grandir. Survient une autre tempête qui la disperse. ”
