Guerre de course

Définition et enjeux

César Lecat Bazancourt La campagne d'Italie de 1859 : chroniques de la guerre… (1862)

Comment peindre cette course impétueuse, cet élan infatigable, cette puissance d'action, cette force presque surhumaine, qui entamaient les rangs serrés des Autrichiens, les prenant corps à corps, les renversant et semant de tous côtés le désordre et la mort? — Ce n'est pas un combat régulier qui obéit à des ordres transmis; chaque homme se jette où son instinct le pousse, chaque baïonnette cherche une poitrine ennemie; - parfois les combattants sont isolés, parfois ils sont réunis et marchent serrés les uns contre les autres.
Source : Gallica

Sociétés françaises de géographie. Congrès Congrès national des Sociétés françaises de géographie et sociétés assimilées… (1906)

La guerre de course, cette arme redoutable dont les puissances européennes s'étaient servies pendant de longs siècles les unes contre les autres, semblait condamnée à jamais, puisque celles-là mêmes qui s'en étaient le plus servi, telles que la France et l'Angleterre, étaient les premières à en demander l'abolition.
Source : Gallica

Charles Delon Les peuples de la terre (1890)

A la rapidité de la course, au tournoiement des groupes, au galop des chevaux, aux cris des cavaliers, aux acclamations des spectateurs, au roulement des coups de feu, à l'âcre senteur du salpêtre, une sorte d'ivresse les prend, un vertige, une furie de guerre ; plus d'un, au milieu de ces charges et de ces fuites simulées, voit rouge et flaire une odeur de sang,. Ils rêvent, cela se voit assez, ils rêvent tout éveillés la vraie bataille, la mêlée, le carnage, le triomphe
Source : Gallica

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