“ Ce n’est point ces taupiers et ces factionnaires Qui monteront la garde au jour du règlement. Ce n’est point ces lanciers et ces gardes du corps Qui monteront la garde au seuil du tribunal. Ce n’est pas ces massiers et ces portiers des morts Qui nous allumeront notre dernier fanal. Ce n’est point ces caissiers et ces gardes des sceaux Qui nous feront passer de l’un à l’autre bord. Ce n’est point ces huissiers et ces grands panonceaux Qui nous enseigneront à sortir de la mort. ”
Garde
Définition et enjeux
Le concept de « garde » englobe à la fois une fonction militaire, une responsabilité symbolique et une dimension protectrice. Émile Corsin en définit clairement le rôle pratique dans son dictionnaire militaire, tandis que Victor Dupuy met l'accent sur son aspect patriotique dans son discours de 1830.
Charles Péguy, quant à lui, évoque la garde comme une figure métaphorique de vigilance spirituelle. Maxine, dans La blessure, illustre un sens plus intime, celui de la garde comme soin ou accompagnement. Ces approches variées révèlent la polyvalence du terme, associant défense, symbolisme et solidarité.
Citations sur “garde”
Émile Corsin, Dictionnaire des connaissances générales utiles à la gendarmerie… (1897)
“ Dans un sens particulier, le mot garde signifie le service que font des soldats pour veiller à la sûreté d'une personne, à la conservation d'un monument, à la sûreté d'un camp ; corps de garde, monter la garde, descendre la garde, relever la garde, sont des expressions connues de tous. ”
Claude Tillier,
Pamphlets de C. Tillier : deuxième série
(1847)
“ L'armée, est-ce la garde nationale mobilisée, la pointe de l'épée que porte la France, ou n'est-ce qu'une garde farouche qui se précipite aveuglément sur ceux que vous lui désignez, une lame de sabre ivre qui frappe n'importe où ? ”
“ Où puis-je les mettre ? — La gentille garde qui me soigne si bien, va les mettre dans l’eau pour moi, n’est-ce pas nurse ? — Avec plaisir... mais ne parlez pas trop ! Laissez parler vos visiteurs ! dit la garde. ”
Victor Dupuy, Discours prononcé par M. Victor Dupuy… (1830)
“ Magistrats, gardes nationaux, citoyens ! c'est à nous, à nous tous que la garde en est confiée, nous jurons de le conserver ! nous le jurons ! ! ! Que ce serment soit inscrit dans le ciel ! qu'il reste gravé dans nos coeurs ! ”
P.-A.-N., Étrennes à tous les gardes nationaux de France… (1830)
“ En écoutant ce murmure si doux entre mon coeur et mes lèvres, que je me sens heureux ! je vois près de moi cet uniforme qui m'inspire de si vifs transports, et ma main pressant ces armes qui font ma défense !... Que suis-je donc? Garde national. Oui, je suis Garde national, et me glorifie d'un titre si glorieux ; il impose des devoirs à l'homme qui le possède, et un coeur vertueux peut battre sous l'uniforme qui couvre une poitrine brûlant du feu sacré de la patrie. ”
Louis Duclos, L'Empereur, suivi de : Mazagran… (1843)
“ L'officier, le soldat, grenadiers, voltigeurs ! Tous baisent ses genoux. La Garde, les sapeurs Pleurent en s'embrassant; tous redeviennent frères, Tous pour Napoléon rêvent des jours prospères. Partout le même cri, partout le même amour! Et le son du clairon, et le bruit du tambour Viennent mêler leur voix au concert de ces braves. Chacun d'eux fouleaux pieds l'enseigne des entraves. Chacun a retrouvé, dans le fond de son sac, Le signe rédempteur des veilles du bivac 8, Et, par son dévouement, aussi grand que la Garde, Arbore avec respect son ancienne cocarde. ”
Édouard Laboulaye,
Paris en Amérique
(1863)
“ Cette garde qui veille autour de votre âme, vous ne la fuirez jamais. Une heure viendra où la main de la mort pèsera sur votre front, où vous ne verrez" plus que dans un nuage tout ce que vous aimez: votre argent, vos honneurs, votre femme, vos enfants. ”
Théodore Botrel,
Coups de clairon
“ Ils se trompent ! qu’ils prennent garde : Nous sommes là, montant la garde, Nous, les « Anciens » rudes et forts, Bravant les jaloux et les traîtres Et prêts à faire à nos vieux Maîtres Un vivant rempart de nos corps ! ”
Joseph Bard,
100 Têtes sous un bonnet, par Joseph Bard
(1836)
“ Heureusement encore, la garde nationale plus nominative que réelle du lieu, avait pour commandant un de ces hommes que le peuple aime et révère, aux jours des révolutions, parce qu'au peuple il tend sa main, dans les jours de paix, parce qu'il le secoure et le protège. ”
Jules Rouquette, Histoire des évènements de 1870-1871… (1873-1874)
“ La garde nationale qui nous escorte et forme la haie autour de nous semble revenue de ses affreux instincts du matin. Le crime odieux qui vient de se commettre pèse sur toutes les consciences et serre bien des gosiers. ”
Eugène Muller, La forêt : son histoire, sa légende… (1878)
“ Mais savez-vous, brigadier, que si j'avais un fils, je le ferais garde? Un garde vit comme un bon paysan; il est sobre, il n'a point de frais de toilette ; il ne tient qu'à lui d'aménager bien sa maison, de prendre goût à sa terre, à son jardin ”
Arthur de Seine, La tour du Temple (1861)
“ L'héroïque résistance des gardes-du-corps lassa un instant les assassins. D'anciens gardes-françaises, alors grenadiers dans la garde-nationale, revenant à leurs anciens sentiments de générosité, firent à ces braves gardes une barrière de leur corps. Le roi et la reine, qui tenait par la main ses deux enfants, parurent sur le balcon, et demandèrent eux-mêmes grâce pour leurs gardes. ”
Hippolyte Thirria, Napoléon III avant l'empire. Tome I-II. Tome 1 (1895-1896)
“ Braves gens! vous jouez aux vieux soldats d'une manière étonnante. En voyant votre discipline, votre belle tenue, votre propreté, vous le dirai-je? vous me rappelez ma vieille garde... Je ne comprends pas ce garde bourgeois qui voit dans un frère revêtu d'une blouse un factieux, un anarchiste, un ennemi, une bête fauve bonne à traquer..... ”
H.-G. Delorme, A mes concitoyens du département du Cher… (1820)
“ D'autres citoyens et la garde couraient aussi pour porter secours : jugez quel fut notre surprise en voyant gissant par terre un garde-du-corps de S. A. R. Monsieur. Son premier sentiment fut à ses devoirs : courez au château prévenir que des assassins viennent de m'enlever la dépêche portant le mot d'ordre. ”
Collin de Plancy,
Dictionnaire infernal
“ Garde des troupeaux. — Les bergers superstitieux donnent le nom de gardes à certaines oraisons incompréhensibles accompagnées de formules. Ce qui va suivre nous fera comprendre. Le tout est textuellement transcrit des grimoires et autres mauvais livres de noirs mystères. Nous pensons que la stupidité de ces procédés les combat suffisamment. Les recueils ténébreux donnent ces gardes comme capables Homme tenant un moutonde tenir toute espèce de troupeau en vigueur et bon rapport. Le château de Belle, garde pour les chevaux. — Prenez du sel sur une assiette ”
Edmond About,
Le roi des montagnes
(1883)
“ Je te confie la garde de monsieur. Place autour de lui quatre sentinelles qui le surveilleront nuit et jour et l'accompagneront partout, l'arme au bras. Tu les relèveras de deux heures en deux heures. ”
E. Dubois, Languedoc et Provence depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (1874)
“ Des jeunes gens animés de sentiments honorables prirent spontanément les armes pour disperser les perturbateurs. Cette garde improvisée en garde citoyenne parvint pour le moment à rendre quelque tranquillité à la ville. ”
Anatole de Ségur,
Témoignages et souvenirs
“ Eh bien, nous voici dans un moment difficile ; on est comme dans un camp, ne sachant jamais ce qui arrivera le lendemain. S’il y a quelque chose, la garde nationale est assurément la principale force, c’est elle qui fera presque tout. Tu conçois donc que je sois heureux d’en faire partie, surtout comme officier. ”
Benjamin Kien, Précis historique des journées de juin 1848… (1849)
“ Mais si les insurgés combattaient avec une sombre fureur et ensanglantaient le sein de la patrie par des actes odieux de carnage et de sauvage barbarie, de braves enfants de la France , la garde nationale de Paris et des départements , la garde mobile, l'armée toute entière , donnaient l'exemple d'un héroïsme à toute épreuve et tel que nous le retrouvons à tous les grands jours de notre histoire. ”
Alexandre Dumas,
Vingt ans après
“ Entrez au corps de garde, dit le sergent ; vous exposerez vos raisons au chef du poste. Il fit un signe à la sentinelle ; elle se rangea ; le sergent passa le premier, et les deux gentilshommes le suivirent au corps de garde. Ce corps de garde était entièrement occupé par des bourgeois et des gens du peuple ; les uns jouaient, les autres buvaient, les autres péroraient. ”
Pierre Colau, Histoire de Napoléon le Grand, ou Détails sur sa famille… (1841)
“ La garde seule, toujours intrépide et calme, soutient encore et le choc des fuyards qui ne peut l'ébranler, et les. efforts de l'ennemi qui ne peuvent l'effrayer, et la terrible mitraille qui emporte des rangs entiers de ses invincibles soldats. ”
Comtesse de Ségur,
L’Auberge de l’Ange Gardien
(1863)
“ LE GREFFIER. Mais, Monsieur, je suis chargé de la garde de cette maison jusqu’à ce que l’affaire soit décidée, et je ne connais pas les objets qui sont à vous. Je ne veux pas risquer de voir enlever des effets dont je suis responsable et qui appartiennent à ces gens-là. ”
Gaston Leroux,
Le Fils de trois pères
(1925)
“ Ils sont sur la porte du corps de garde intérieur avant qu’on se doute seulement de quoi que ce soit et ils bouclent. Toi, tu passeras ! Et puis je sais qu’il y en a qui te croient innocent ! Ceux-là seront contents de fermer les yeux et les oreilles. ”
Société des amis de la charte de 1830, Société des amis de la charte de 1830…
“ La milice citoyenne se voyait arracher chaque jour la garde de vos libertés; aujourd'hui vous voilà en France quinze cent mille gardes nationaux armés; et non-seulement la garde nationale est partout rétablie, mais elle nomme ses officiers. ”
Précis historique sur le huitième bataillon des gardes nationales de la Seine… (1876)
“ Si ceux qui, depuis, ont calomnié la garde nationale avaient pu pénétrer dans nos rangs, s'ils avaient compris ce saint enthousiasme qui entraînait tous les cœurs, ils eussent eu confiance et utilisé ces dévouements contre un ennemi détesté. ”
France, Législation relative à la garde nationale… (1840)
“ Mais que, quand une garde nationale est rassemblée par l'autorité civile, on veuille la traiter comme une troupe de ligne, lui enjoindre un ordre sans autre indication que celle de l'action : c'est ce que je ne puis concevoir. Vous conviendrez qu'une pareille loi ne serait jamais exécutée; la crainte se mettrait dans les esprits; jamais vous n'obtiendrez de la garde nationale d'être un instrument aveugle des officiers. ”
Jacques Naurouze, Les Bardeur-Carbansane : histoire d'une famille pendant cent ans… (1889-1926)
“ Tout garde national pris les armes à la main sera traité comme rebelle ; tout habitant qui osera se défendre — tu entends bien, Gertie? — sera mis à mort et sa maison brûlée; les membres de l'Assemblée nationale, du département, du district, de la municipalité, de la garde nationale de Paris sont rendus responsables de tous les événements sur leur tête pour être jugés militairement sans espoir de pardon — pardon! ”
Des gardes nationales en France… (1828)
“ Formée d'elle-même, sans autorisation, sans ordre; loin, de n'être composée que de l'élite des citoyens, elle n'était que l'assemblage de tout ce qui avait pu s'armer. De là nous commençons à connaître ce que pourra faire un corps composé d'Hommes qui, en assurant la tranquillité, publique, défendent leur propre personne, leur famille, leurs biens. Là, l'intérêt privé est le lien de l'intérêt général. Mais bientôt cette Garde va recevoir une organisation régulière. De cette époque seulement nous devons voir la Garde Nationale. ”
Jean Dupont, Garde à vous ! Avertissement dédié à la garde nationale (1871)
“ Quand donc deviendrons-nous hommes, travailleurs et sérieux, nous en avons grandement besoin. Il faut que nous le soyons, si nous voulons une garde nationale digne de ce nom; si nous arrivons là, nous aurons la République, qui est notre ancre de salut. Nous entrerons dans la bonne voie, tout arrivera par surcroit ; les améliorations appelleront d'autres améliorations. Les aspirations folles n'auront plus raison d'être, et nous pourrons concevoir les espérances les plus heureuses pour notre France ! ”
Paul P. de La Gironière,
Aventures d'un Gentilhomme Breton aux îles Philippines
“ Les hommes faits et sans emploi forment une garde civique qui veille à la conservation du village: cette garde indique les heures de la nuit au moyen de coups frappés sur un gros morceau de bois creux. ”
Horace-Napoléon Raisson, Histoire populaire de la garde nationale de Paris… (1832)
“ La Garde nationale a sauvé la France : c'est de son sein que sont sortis les généraux, les officiers qui guidèrent, vingt-cinq ans durant, nos bataillons à la victoire. Parcourez la liste des illustres soldats que le plus grand capitaine des tems modernes choisit pour lieutenans, comptez ceux qu'il honora de la première dignité militaire ; il n'en est pas dont la Garde nationale ne puisse s'enorgueillir comme d'un ancien frère d'armes. ”
Collectif, Revue des religions/1892/Vol 1
“ A présent, ses propres gardiens le pourchassent, ses chiens s’acharnent sur lui et le mordent jusqu’au sang. Qu’est-il advenu, enfin, du jardinier, préposé à la garde du verger de ton père ? Plein d’attentions pour toi, chaque jour, il ornait ta table de présents choisis. ”
Charles de Mazade,
Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 mars 1856
“ La sentinelle de la garde nationale est un type curieux de bourgeois inepte esquissé en traits rapides, mais plein de vérité. Le soldat-citoyen riposte avec une dignité burlesque à l’amère et hautaine ironie de son royal interlocuteur. ”
Louis Petit de Julleville, Histoire de la langue et de la littérature française
“ « Tuit cil » sont plus heureux que les rois entourés de leur garde, que le menu peuple appelle une garde d’honneur et qui n’est qu’une garde de peur. Que peut un roi, avec ses trésors et ses sergents ? ”
Horace-Napoléon Raisson, Histoire populaire de la garde nationale de Paris… (1832)
“ Tout sous-officier, caporal et garde national coupable de désobéissance et d'insubordination , ou qui aura refusé, pour la seconde fois, un service d'ordre et de sûreté ; 2" Tout soufficier, caporal et garde national qui, étant de service, sera dans un état d'ivresse, ou tiendra une conduite qui porte atteinte à la discipline de la garde nationale ou à l'ordre public ; 3° Tout garde national qui, étant de service, aura abandonné ses armes ou son poste, avant qu'il ne soit relevé. ”
Joseph Doutre,
Les fiancés de 1812
“ Nous allons dit l’inconnu, toucher terre une lieue plus haut que le camp ; car, par le temps qui court, nous pourrions être sujets de qui pro quos qui seraient funestes à notre peau. La garde nocturne est si sévère qu’elle fait impitoyablement feu sur tous les abordants qui ne peuvent prononcer le mot de garde. ”
France, Législation relative à la garde nationale… (1840)
“ L'organisation de la garde nationale n'est que la détermination du mode suivant lequel les citoyens doivent se rassembler, se former et agir, lorsqu'ils seront requis de remplir leur service. Art. 3. Les citoyens requis de défendre la chose publique et armés en vertu de cette réquisition, en s'occupant des exercices qui seront institués, porteront le nom de gardes nationales. Art. 4. Comme la nation est une, il n'y a qu'une seule garde nationale, soumise aux mêmes réglemens et à la même discipline, et revêtue du même uniforme. ”
Manuel du sous-officier, à l'usage de l'armée active et de l'armée territoriale… (1878)
“ Aufeu 1 Lorsqu'elle entend du bruit, voit commettre un délit ou du désordre; lorsqu'un individu est poursuivi par la clameur publique, etc., elle crie : A la garde ! Ces cris sont répétés de sentinelle en sentinelle jusqu'au corps de garde ; le chef du poste envoie le sergent ou un caporal avec plusieurs soldats pour arrêter ceux qui troublent l'ordre.Pour rendre les honneurs, les sentinelles s'arrêtent, font face en tête et portent ou présentent les armes, lorsque le cortége ou la personne à qui ces honneurs sont dus est arrivée à cinq pas d'elles. ”
Les tastes de Napoléon, ou l'homme du siècle… (1815)
“ DISCOURS de l'Empereur à la Garde nationale y revue du 16 avril 1815. «Soldats, de la garde nationale de Paris, je suis.bien aise de vous voir. Je vous ai formés il y a quinze mois pour le maintien de la tranquillité : publique dans la capitale et pour sa sûreté. Vous avez rempli non attente. Vous avez versé votre sang pour la défense de Paris, et si des troupes ennemies sont entrées dans vos murs , la faute n'en est. pas à vous, mais à la trahison, et surtout à la fatalité qui s'est attachée à nos affaires y dans ces malheureuses circonstances. » ”
John Henry Newman, Callista, ou Tableau historique du IIIe siècle… (1857)
“ CALLISTA. 15 318 CALLISTA. bien ! dit le chef de garde, il faut respecter la loi et maintenir la paix. Mes amis, vous devez vous soumettre aux magistrats. Mais puisqu'elle est sur vos épaules , gardez-la et, comme bête de somme nous vous disons de la porter pour nous; vous nous en épargnerez ainsi la peine. Venez, mon enfant, continua-t-i.l, vous êtes notre prisonnière; vous pourrez plaider votre cause là dans le cabaret. Vive Dèce! Vive notre pieux Empereur! Qu'il soit heureux à jamais! Vive cette ville antique, colonie et municipe (1) ! Courage! ”
“ Si l’un de nous est saisi inopinément, qu’il lance un « Sauvez-vous ! » avertisseur. Je crois, assurément, qu’il faut que nous soyons au corps de garde avant le jour !... un pressentiment me domine que nous et nos amis de la terre ferme sommes en grand danger !... ”
France, Législation relative à la garde nationale… (1840)
“ Tandis que, si vous prenez, suivant les besoins de la patrie, vos détachemens mobilisés dans la garde nationale, le soldat qui sort de ses rangs emporte avec lui, comme un noble véhicule, la pensée, le sentiment des intérêts de la cité ; et, lorsqu'ensuite le soldat de l'armée permanente voit arriver près de lui le citoyen qui laisse momentanément ses foyers pour venir partager ses fatigues et ses travaux, il s'identifie avec lui, il se sent honoré, élevé ”
Marcel de Baillehache, Souvenirs intimes d'un lancier de la Garde impériale (1894)
“ Le corps de garde. Un vieux maréchal des logis, c'est sans doute lui que l'auteur a voulu peindre, appuyé aussi sur la table du poste, laisse errer son esprit romantique et le reporte au temps charmant de la jeunesse. Il rêve fleurs, femmes, oiseaux, printemps. ”
