Claude Tillier,
Pamphlets de C. Tillier : deuxième série
(1844)
“ Vous ne pouviez, dites-vous, secourir la Pologne ; la Prusse vous barrait le passage. Mais qu'est-ce que la Prusse pour la France qui marche en armes ? Une poutre, un sillon, une ornière ! J'aurais roulé mes canons jusqu'à sa frontière, et j'aurais dit à la Prusse : « Ces hommes qu'on assassine là-bas sont nos frères ; laisse-nous aller à leur secours, ou nous allons te percer de part en part de nos boulets ! » Et si elle eût dit non, je l'aurais enfoncée comme un vitrage ! Entre elle et une révolution qu'on égorge, une révolution qui grandit trouve-t-elle des obstacles ? ”
