Hippolyte Violeau, Mes loisirs : poésies (1840)
“ Hirondelle, ô mon hirondelle, Ne viens pas avant le printemps ! Un oiseau de sombre plumage Sur mon toit que l'hiver brunit, Un jour de deuil, un jour d'orage, Usurpa ta place et ton nid; Depuis mon âme inconsolée Pleure ta famille exilée. Oiseau chéri, si tu m'entends, Écoute mon avis fidèle : Hirondelle, ô mon hirondelle, Ne viens pas avant le printemps! Le bois est encor sans verdure; Ma porte est sans ombre et sans fleurs : L'aube n'est que givre et froidure, Nul rayon ne sèche nos pleurs. ”
