Robert de Nervo

Résumé

Robert de Nervo Les confidences d'une hirondelle… (1883)

Ce nid est un secret asile, nul que les deux époux n'y a jamais pénétré, c'est le berceau secret des secrètes amours ! —
C'est là que les œufs ont été couvés par la mère, là que les petits ont vu le jour, là qu'ils ont reçu la becquée maternelle, là qu'ils ont essayé leurs premières petites ailes, là qu'ils ont été gâtés, là que la mère leur adonné le premier moucheron, comme on donne à son enfant le premier bonbon.
Doux et tendre amour que nul n'égale dans cette gent ailée.
A cet amour si tendre l'hirondelle joint le dévouement et le courage de toutes les mères.
Source : Gallica

Robert de Nervo Les confidences d'une hirondelle… (1883)

Une femme, une femme coupable même, ne revoit jamais celui à qui elle a tout donné, sans se sentir quelque chose au cœur. — Elle a pu, après son malheur, détester son séducteur; elle a pu jurer de ne le revoir jamais; mais avec le temps, toute douleur et toute haine s'apaisent, toute aversion s'émousse ; la faute se pardonne, elle a été partagée, — et c'est la main dans la main qu'on revoit l'ami des bons jours.
La duchesse fit donc au comte le meilleur accueil, mais, cette fois, elle ne lui montra pas encore la gentille Marguerite.
Source : Gallica

Robert de Nervo Les confidences d'une hirondelle… (1883)

La maison du duc fut donc pour quelque temps fermée à tous les violons.
La duchesse en fut peut-être un peu contrariée d'abord; — elle aimait le bal, comme on aime, à son âge, tout ce qui est le mouvement et la vie du soir ; — elle convertit alors son salon en réceptions superbes où tout Paris arriva.
La duchesse, nous croyons l'avoir indiqué, avait en elle, en dehors de quelques légèretés d'esprit, un fond de conversation, sérieuse, intelligente, qui la rendait propre
à comprendre tous les sujets.
Source : Gallica

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