Joséphine de Montaut-Navailles Gontaut-Biron

Louise (1832)

Résumé

Joséphine de Montaut-Navailles Gontaut-Biron Louise (1832)

Le duc joignait à ces avantages cette gaîté d'enfant qui se perd si souvent dans l'adversité : il croyait, par vingt-deux ans d'exil, avoir payé la dette que tout homme doit au malheur. Il régnait d'ailleurs dans son âme tant de bienveillance et de bonté pour les autres, tous ses sentimens étaient remplis d'une si grande douceur et tellement exempts de fiel, qu'il n'aurait jamais cru avoir à redouter le poignard d'un assassin, lui qui, de sang-froid, n'avait jamais offensé personne !
Loin de moi une flatterie qui tendrait à
prouver que le duc de Berri fut exempt de faiblesse
Source : Gallica

Joséphine de Montaut-Navailles Gontaut-Biron Louise (1832)

Je sais qu'on accuse ceux qui approchent les princes de voir toujours en eux de petites merveilles, heureusement je n'ai pas cela à me reprocher : tant mieux si la vérité est assez aimable pour avoir l'air d'une flatterie.
La petite princesse marchait seule bien avant le temps ordinaire, elle était même d'une hardiesse qui faisait souvent frémir sa mère. Le duc en riait de bon cœur, tout en prenant
mille précautions pour la garantir de tout péril.
Source : Gallica

Joséphine de Montaut-Navailles Gontaut-Biron Louise (1832)

Elle reproche souvent en riant à monseigneur le duc de Bordeaux d'être trop raisonnable, parce qu'elle le trouve trop savant pour son âge. Le dessin paraît amuser beaucoup la princesse; et, quoique ses essais soient encore bien faibles, il est impossible de ne pas y reconnaître le germe d'un talent agréable. Son Altesse montre également un goût fort décidé pour la musique ; elle a trop de grâces dans sa démarche et à la course pour qu'on ne reconnaisse pas qu'elle dansera fort bien.
Mademoiselle attend avec impatience les maîtres de harpe et de piano que son Altesse Royale lui a promis.
Source : Gallica

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