Hôtel-Dieu

Définition et enjeux

Portrait de G. Bruno G. Bruno,  Le Tour de la France par deux enfants

“ L’Hôtel-Dieu seul fut bâti il y a douze cents ans par saint Landry, évêque de Paris.
Plus nous allons, mes enfants, plus la charité se fait grande aux cœurs de tous les hommes, plus ils s’aiment entre eux, car jamais on n’eut plus de pitié qu’en notre siècle pour ceux qui souffrent. Songez-y, au siècle dernier, Louis XVI, ayant visité les hôpitaux, vit avec étonnement les malades entassés cinq ou six dans le même lit, si bien que l’un mourait au milieu des autres et restait à côté d’eux sans qu’on s’en aperçût.
”
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Charles de Chergé,  Guide du voyageur à Poitiers et aux environs (1851)

“ L’Hôtel-Dieu. — L’Hôtel-Dieu, hospice civil et militaire, était, au moment de la Révolution, le grand-séminaire.
A cette époque, on n’avait plus besoin de prêtres ; mais les progrès de la civilisation et de la liberté n’avaient pu empêcher qu’il y eût encore des malades et des pauvres. On les logea donc dans la demeure des lévites du Seigneur, qui furent plus tard, à leur tour, mis à la place des Carmélites ; nous en parlerons bientôt.
”
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M. Paul Gruyer,  Le Tour du monde

“ Puis, à quelques pas à peine, derrière une halle moderne, prétentieusement laide, hétéroclite et criarde, s’allonge, avec son immense toit d’ardoises argentées, surmonté en son milieu d’une flèche élancée, la sombre façade de l’Hôtel-Dieu, ou Hospice du Saint-Esprit.
LE BEFFROI DU XVe SIÈCLE, AVEC LA LANTERNE À JOUR DES ANCIENS VEILLEURS. L’Hôtel-Dieu, « royal palais plutôt que logis des pauvres », monument unique en France, fut fondé en 1443, par Nicolas Rolin [6] , chancelier de Philippe le Bon, duc de Bourgogne et comte de Flandre [7] .
”
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