Pierre Bujon

Résumé

Pierre Bujon Petite histoire de Paris (1887)

Si tant de merveilles honorent la France tout entière, une grande part de cette gloire revient à Paris, qui en a été le berceau, et l'histoire particulière de Paris doit se joindre à l'histoire générale de la France pour populariser tous ces grands noms. Il en est peu, du reste, qui n'aient déjà qualifié nos rues, nos avenues, nos places, tant la municipalité a le culte des hommes utiles à l'humanité.
Sous le règne de Louis-Philippe, s'ouvrit le musée de
Cluny et s'entreprirent les travaux de la bibliothèque Sainte-Geneviève, sous la direction de Labrouste.
Source : Gallica

Pierre Bujon Petite histoire de Paris (1887)

Berlin, venu devant Paris, l'entoura bientôt d'un réseau de fer infranchissable.
Napoléon fait prisonnier, la cour en fuite, un gouvernement improvisé proclama la République, qui sauva la France. Ainsi finit l'Empire, laissant la patrie avilie, démoralisée, envahie.
L'historien est attristé d'avoir à montrer sans cesse des souverains, des ministres qui se font tueurs d'hommes pour la conservation de leurs trônes ou de leurs portefeuilles. En droit commun, comment traite-t-on une personne qui se fait justice elle-même, qui devient assassin; par vengeance ou par intérêt?
Source : Gallica

Pierre Bujon Petite histoire de Paris (1887)

Mais ce n'étaient plus les États paisibles et soumis du règne de Philippe le Bel. Malgré la différence de leurs intérêts particuliers, restreindre la puissance royale devenait déjà on intérêt général qui semblait alors rapprocher les trois ordres : la noblesse dépouillée de ses anciens droits et révoltée par les actes récents d'un pouvoir arbitraire ; le clergé chassé du Parlement et menacé dans sa juridiction civile ; le peuple enfin, irrité de l'augmentation des impôts qui pesaient sur lui seul; tous, quoique par des voies et et pour des causes différentes, marchaient à un but commun.
Source : Gallica

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