Philippe II Auguste

Définition et enjeux

Portrait de Leconte de Lisle Leconte de Lisle,  Histoire du Moyen-Âge

“ Philippe II, que l’histoire a surnommé Philippe-Auguste, avait à peine quinze ans quand il succéda à son père. Son règne vit commencer la véritable monarchie française. Par son mariage avec la nièce du comte de Flandre, Philippe acquit le Vermandois, l’Amiénois, le Valois, dépouilla sa mère de ses châteaux, et, grâce à l’appui du roi d’Angleterre, réduisit à l’impuissance ses oncles et ses ennemis. En prenant possession du comté d’Amiens, il répondit à l’évêque, qui en était suzerain et qui réclamait l’hommage du nouveau titulaire : « Le roi de France ne rend hommage à personne (1185) . » ”
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Portrait de Auguste Laugel Auguste Laugel,  Revue des Deux Mondes

“ Il n’est pas très facile de dédoubler un être humain ; il semble cependant que la clé du caractère de Philippe II soit dans une sorte de dédoublement : roi, il définit ses droits et ses devoirs avec une netteté absolue ; il n’a point de doutes, point de scrupules, point de pitié, point de remords ; homme, il se montre faible, irrésolu, timide. Ce contraste est permanent. Philippe apparaît dans un mélange singulier d’ombre et de lumière ; il a une grandeur incontestable ”
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Amédée Gayet de Cesena,  Agnès de Méranie : tragédie en 5 actes (1842)

“ RENAUD.
Moi je n'approuve pas ce faste éblouissant.
GAUTIER.
Philippe tient le sceptre; il porte la couronne De tout l'orgueil du trône il faut qu'il s'environne. HEDVIGE.
De tous les paladins il est le plus vaillant.
Messire. Il en doit être aussi le plus brillant. HENRI.
Da beau surnom d'Auguste, illustré, jeune encore. Philippe est fier du rang dont l'éclat le décore. Mais toujours à la gloire ainsi qu'à la beauté, On pardonne aisément un peu de vanité.
”
Source : Gallica

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