Saladin

Définition et enjeux

Paul Féval,  L’Avaleur de sabres (1867)

“ Un instant Saladin fut littéralement abasourdi en voyant que les Habits Noirs étaient à son insu dans son affaire.
Son imagination travaillait déjà et il se disait :
« Si monsieur le duc lui-même ?... c’est impossible ! il est encore trop riche... et pourtant, qui sait ? Il joue comme un furieux, il a la folie des femmes et il a tué déjà une fois, à tout le moins... Je saurai demain si Son Excellence est oui ou non un Habit-Noir. »
VI
Saladin toise l’affaire
Il y avait un grand trouble dans l’esprit de notre ami Saladin, d’ordinaire si net et si calme.
”
Source : Wikisource

Paul Féval,  L’Avaleur de sabres (1867)

“ Vous n’avez pas oublié Saladin, le triangle.
Il était un peu le maître chez madame Canada, ce Saladin, bien que la bonne femme le détestât cordialement. Elle avait peur de lui. Dans son opinion, le « blanc-bec », comme elle l’appelait, était capable de tout.
Mais il avait la protection du beau Similor, son père, qui l’aimait et qui le battait ; il avait surtout la protection d’Échalot, sa nourrice. Saladin dominait les autres par son intelligence réellement supérieure au milieu dans lequel il vivait, et par son caractère étrange, tantôt caressant tantôt impérieux.
”
Source : Wikisource

Paul Féval,  L’Avaleur de sabres

“ Saladin aurait parié que ce personnage au teint de bistre était pour le moins millionnaire.
Celui-ci entra dans une allée qui faisait face au magnifique hôtel et s'y cacha maladroitement, comme ces barbons de comédie qui jouent le rôle d'espion en laissant voir à tous, les fils blancs dont sont cousues leurs finesses.
Saladin n'était pas un esprit romanesque, tant s'en faut; il repoussa l'idée trop commode que cet homme pouvait bien être le fameux duc qui lui avait donné une pièce de vingt francs au guichet de la rue Cuvier.
”
Source : Gutenberg

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