Paul Féval

Résumé

Paul Féval Les Habits noirs

Écris, morbleu !
— On a remué dans la chambre de Michel, dit Étienne.
— Es-tu là, volcan ? cria Maurice, moitié railleur, moitié fou. Es-tu là, don Juan, cœur banal, martyr plutôt ! malade des fièvres du siècle ? Es-tu là, Édouard Es-tu là, Francisque de la Gaîté, Albert de l’Ambigu, Raucourt de la Porte-Saint-Martin ?
— Veux-tu que j’aille voir ? demanda Étienne.
— Il n’y est pas. Reste et écris. Ce n’est pas lui qui remue près de nous, c’est le drame, c’est le drame qui va rampant sur la trace du secret. Qui vive ? L’imprévu, l’inconnu, l’impossible ! Fera-t-il jour demain ?
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Paul Féval Les Habits noirs

Un son d’orgue arrivait par l’une des croisées entr’ouvertes. Quand l’orgue se tut, une voix éclata, criant :
« Lanterne magique ! pièce curieuse ! »
C’était la seconde fois. Le regard de M. Mathieu se tourna vivement vers la pendule.
Il prononça d’un ton froid et dur :
« Dans dix minutes, il faut que tout soit fini entre nous, madame ! »
Ces paroles allaient contre la volonté de celui qui les prononçait ; elles n’étaient point d’un envoyé, mais d’un maître. Julie n’entendait, Julie ne comprenait des choses que le côté qui flattait la folie de son espoir.
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Paul Féval Les Habits noirs

Vous avez été deux fois mon malheur et je donnerais tout mon sang pour vous !
« Est-ce que je puis les haïr, s’interrompit-elle, ces deux femmes, mes rivales ? Car j’ai été vaincue deux fois, près du père, près du fils... et c’est justice ! Quel bonheur puis-je donner, moi qui suis le malheur ? Je ne peux pas les haïr, puisque vous les aimez. Je suis ainsi : j’ai la dévotion et le dévouement du bandit. Je ressemble aux assassins de mon pays qui font l’aumône !
— C’est vrai, dit André gravement, vous m’avez fait l’aumône, madame. »
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