Résumé

Paul Féval La Rue de Jérusalem

Ysole s’élançait déjà au dehors. Le prince l’arrêta pour lui montrer Suavita endormie.
— Prenez la clef, dit-il en sortant le premier.
Ysole obéit. Après avoir fermé la porte, elle murmura en rougissant et comme pour s’excuser :
— Votre excellent cœur pense à tout... moi, je suis folle ; mais je n’ai pas d’inquiétude pour cette chère enfant, dont le sommeil va durer jusqu’à demain... à moins que je ne l’éveille pour lui dire : Suavita, voici notre père, que le plus noble des hommes nous a rendu !
Ses doigts charmants envoyèrent un baiser. Elle disparut.
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Paul Féval La Rue de Jérusalem

Dans l’ombre, une main froide toucha faiblement la main du général.
— Le nom de votre assassin, Thérèse ! s’écria celui-ci.
Tâche ! grommela l’homme qui ramassa son charbon tranquillement.
La main glacée de Thérèse attira M. de Champmas qui mit son oreille tout contre la bouche de la mourante.
Elle fit un suprême effort pour parler.
Le général distingua un mot et un nom :
— Pardon... Suavita !...
Puis, dans un déchirant soupir, un autre nom qui s’exhala comme une prière :
Ysole !
— Paul Labre ! interrompit le général. Au nom de Dieu, dites-moi la vérité. Est-ce Paul Labre ?
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Paul Féval La Rue de Jérusalem

Il n’y a pas deux façons de tuer un homme.
Il baisa la main d’Ysole et s’éloigna à grands pas en perçant à travers bois.
Ysole resta un instant pensive à écouter le bruit de sa marche.
— Il est beau, il est bon, dit-elle enfin. Et comme il m’aime !
Sa cravache effleura le garrot de son joli cheval qui se mit à descendre au pas la pente escarpée.
— Oh ! reprit-elle, je l’aimerai... Hop ! Amour !... Je veux l’aimer ! je le veux !
Amour dansa sur place et ne voulut point se lancer. Il avait ce joli nom, le cheval fleur de pêcher de Mlle de Champmas.
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