“ Il semble que tout y soit, l’arrêt des règles, les troubles du mouvement, contractures ou paralysies, la conservation des perceptions et le mutisme. Il n’est pas nécessaire de rappeler l’histoire du fils de Crésus, ce muet qui retrouve la parole subitement pour crier : « Soldat, ne tue pas Crésus ». Nous pouvons passer aux temps modernes et rappeler toutes les histoires de mutisme chez les possédés et chez les extatiques. ”
Mutisme
Définition et enjeux
Le mutisme, défini comme la privation de l'usage de la parole, a donné lieu à des réflexions pluridisciplinaires. Des auteurs comme le Dr Pierre Janet l'analysent dans le cadre des névroses, soulignant son lien avec l'hystérie et les états de conscience altérés, tandis que Nicolas Andry de Boisregard distingue des formes anatomiques, comme la paralysie de la langue.
George Sand, en revanche, le place dans une perspective philosophique, évoquant l'émergence de l'individualité. Les approches, allant de la médecine à la littérature, révèlent une diversité de significations, de causes et de remèdes, illustrant la complexité du phénomène.
Citations sur “mutisme”
Pierre Jean Corneille Debreyne, Physiologie catholique et philosophique… (1872)
“ Le mutisme ou la mutité. — C'est, comme on sait, la privation de l'usage de la parole. Dans la mutité , la voix subsiste : le muet peut pousser des cris, mais il ne saurait articuler des sons ou parler. ”
“ Nous disions, en étudiant le mutisme hystérique, que la fonction du langage était restée intacte parce que le sujet pouvait encore parler d’une manière tout à fait correcte si on le plaçait dans des conditions morales légèrement différentes; un individu tout à fait muet en apparence, quand on l’examinait pendant la veille en attirant son attention, pouvait parler facilement en rêve, ou pendant le somnambulisme, ou simplement dans un état de distraction. ”
George Sand,
Évenor et Leucippe
“ L’homme n’a donc pas commencé par le mutisme, ni par l’absence d’individualité. À peine un ou plusieurs de ces êtres nouveaux eurent-ils fait leur apparition sur la terre, que parmi ceux-ci ou à côté de celui-là apparut un être semblable à lui dans l’apparence générale, mais plus beau de corps pour lui plaire, ou plus subtil d’esprit pour le conseiller, ou plus aimant pour le persuader. ”
La pratique neurologique (1911)
“ LES TROUBLES DU LANGAGE CHEZ LES ALIENES Nous envisagerons d'abord le mutisme vésanique, ensuite les troubles du langage articulé, du langage écrit et du langage mimique. Le mutisme vésanique. —Certains malades aliénés sont absolument muets. Il ne faut pas confondre le mutisme avec l'aphasie, erreur qui, parfois, a été commise. Le mutisme est un symptôme dont la valeur sémiologique est très importante en psychiatrie; il reconnaît des causes très différentes. Le mutisme par aboulie résulte de ce que l'acte de parler nécessite un effort au-dessus des forces du malade. ”
“ Beaucoup de nos malades présentent aujourd’hui des phénomènes du même genre et quand nous parlerons du mutisme nous verrons plusieurs sujets qui ne peuvent plus parler volontairement, mais qui sont tout étonnés d’entendre leur bouche prononcer des paroles qu’ils n’ont ni voulues, ci conçues. ”
Georges Dujardin-Beaumetz,
Leçons de clinique thérapeutique professées à l'hôpital Saint-Antoine…
(1880-1884)
“ Elles causent avec volubilité et d'une façon fort imagée, ou restent dans le mutisme le plus absolu comme mortes; gaies aujourd'hui, elles sont demain sombres, taciturnes, comme renfoncées en elles-mêmes; aimantes et douces, elles deviennent subitement hargneuses et colères ; elles détestent, haïssent ce qu'elles adoraient il n'y a qu'un instant, pour ainsi dire. ”
J J A Ricard, Traité théorique et pratique du magnétisme animal… (1841)
“ Il ne faut pas oublier que le mutisme n'est jamais primitif, soit qu'il dépende de la perte de la voix, de la surdité, de la mauvaise conformation, ou de la maladie primitive ou secondaire du cerveau. ”
“ Enfin, je tiens à rappeler un autre cas curieux, celui de cette femme, grand médium spirite, qui, après avoir abusé de l’écriture automatique, présente du mutisme hystérique; ce fait, où l’on voit l’association du mutisme avec l’écriture subconsciente, est encore intéressant pour l’interprétation. Quoi qu’il en soit, quand ce mutisme est constitué, il se présente à peu près toujours de la même manière dont Charcot a donné une peinture très vivante et célèbre. Le malade, sauf dans des cas exceptionnels, semble bien portant et n’est pas paralysé. ”
Nicolas Andry de Boisregard, L’Orthopédie (1741)
“ Mutisme, De combien de sortes il y en a. Mutisme, par une mauvaise conformation de la langue. Mutisme par paralyse de la langue. Moyens de le guérir. Mutisme guéri extraordinairement dans un fils du Roy Crœsus. Mutisme singulier en la personne de M. de Trefarius aujourd’hui vivant, lequel a été 23. ans muet. Mutisme provenant d’une trop grande humidité de langue. Que ce Mutisme guérit quelquefois de lui-même. ”
Traité de pathologie mentale, publié sous la direction de M. Gilbert Ballet… (1903)
“ Parfois, le mutisme n'est qu'un simple, caprice, une façon de se singulariser (hystérie, manie, débilité mentale) , une manifestation du négativisme, de la folie, d'opposition (démence catatonique) . Il y a des cas dans lesquels le mutisme:est plus apparent que réel. Certains,aliénés, qui semblent plongés dans le mutisme, marmottent cependant à voix basse des paroles inintelligibles. D'autres ne font pas de réponse immédiate, mais ne sont pas pour cela dans le mutisme. ”
Georges Rouma, La Parole et les troubles de la parole (1907)
“ EDUCATION DE LA PAROLE DANS LES CAS DE MUTISME SANS SURDITÉ. — Le traitement à appliquer aux muets non sourds varie nécessairement suivant la cause du mutisme. Pour les enfants de la catégorie a, il faudra s'attacher surtout à faire acquérir des notions, à faire fonctionner les sens. Pour ceux de la catégorie b, on s'attachera particulièrement à capter et à drainer les attentions visuelles et auditives. Dans les cas appartenant aux catégories c et d, il faudra provoquer l'établissement, dans le cerveau droit, d'un centre correspondant au centre lésé. ”
Antoine-Louis-Claude Destutt de Tracy,
Éléments d’idéologie
“ Ce sont de vraies propositions tout aussi intelligibles que celles de notre langage d'action, et même que celles de nos langues les plus perfectionnées. Mais aucun de ces gestes ou de ces cris, même dans les espèces les plus modifiées et les plus développées par la société et l'exemple de l'homme, n'est jamais le nom propre d'une idée isolée, détachée de son attribut. Or cela ne tient point au mutisme : car beaucoup d'animaux émettent des sons, quelques-uns même articulent très-bien. ”
Ernest La Rochelle, Jacob Rodrigues Péreire, premier instituteur des sourds-muets en France… (1882)
“ Ces sortes d'erreurs s'étendent jusqu'aux divers genres de mutisme et j'ai vu quelquefois des muets purement sourds qu'on prenoit pour des imbéciles ou pour des sujets qui auroient des défauts dans les organes de la parole, et des muets, purement imbéciles, qu'on croyoit sourds. ”
Nicolas Andry de Boisregard, L’Orthopédie (1741)
“ Ces vices sont entre autres, le mutisme, l’extinction de voix, une voix de femme dans un homme, & une voix d’homme dans une femme, le bégayement, le bredoüillement, la difficulté de prononcer certaines lettres & certaines syllabes, la parole entrecoupée, ou courte haleine, c’est de quoi nous allons traiter. Le Mutisme. De tous les défauts du corps, il n’en est gueres de plus affligeant que celui qui nous empêche d’exprimer nos pensées par la parole, & qui ne nous laisse d’autre ressource pour y suppléer, que la triste nécessité des grimaces. Nous venons tous au monde muets ”
de Cancarnaux Platt, Dictionnaire critique et raisonné du langage vicieux ou réputé vicieux
“ Si cette dernière expression est plus usitée, c’est qu’il existe une erreur dans l’esprit de la plupart de ceux qui s’en servent; c’est qu’ils croient que le mutisme de ceux qu’ils appellent sourds et muets est, chez eux, indépendant, et seulement concomitant de la surdité. ”
Jules Dumaz, Hygiène de la vue par le Dr J. Dumaz… (1875)
“ Le muet, dont le mutisme est une conséquence de la surdité, peut aujourd'hui, non-seulement apprendre à lire et à écrire, mais encore à parler, arriver par l'exercice à lire les mots sur la bouche de son interlocuteur et à prononcer la réponse. ”
La pratique neurologique (1911)
“ Le mutisme par obnubilation s'observe dans la confusion mentale où le groupement des mots pour former des phrases est impossible. Le mutisme par annihilation des fonctions psychiques se constate dans la démence, la stupidité; les malades ne parlent pas car ils ne pensent pas. ”
Ernest La Rochelle, Jacob Rodrigues Péreire, premier instituteur des sourds-muets en France… (1882)
“ Ici Pereire parle des divers moyens que la crainte de tomber dans de pareilles méprises lui a fait imaginer pour arriver à connaître avec exactitude le genre de mutisme, l'espèce et le degré de surdité de chaque sourd et muet. ”
Amédée Saupiquet, Étude clinique et pathogénique sur le mutisme et l'aphasie hystériques (1904)
“ Vous ne trouverez rien de semblable ici (dans leur cas de mutisme hystérique, notre observation III) : d’une part, la malade ne peut pas dire un seul mot, elle n’essaie même pas de prononcer,comme les aphasiques, un son quelconque, ou, comme elle est aphone, de remuer les lèvres d’une façon quelconque. Elle paraît avoir complètement oublié l’usage de la bouche et des lèvres dans la parole. C’est d’ailleurs surtout cette attitude, qui distingue le mutisme de l’aphasie proprement dite. D’autre part, la malade ne présente absolument aucun autre trouble du langage en dehors de celui-là. ”
Georges Courteline,
Messieurs les ronds-de-cuir
“ Ça commençait et s’achevait de même, tout le temps : d’abord le sursaut sur la chaise, les poings qui se closent, la bouche qui s’ouvre pour une clameur de révolte ; c’était ensuite le trouble qui paralyse, le balbutiement qui défaille, le mutisme systématique où les gens de sang chaud, prudemment, enchaînent leur peur d’en trop dire, ficelant à l’instar d’une bête redoutable leur éloquence trop longtemps contenue et capable, une fois lâchée, des pires excès. ”
Musée Fabre, Musée de Montpellier. La Galerie Bruyas (1876)
“ Poussant ses recherches, des limites de l'animalité vers l'infini du monde spirituel, il a surpris dans le mutisme providentiel des bêtes cet esprit innommé qui les anime et les dirige, et comparé en moraliste les misérables égarements de l'homme à l'infaillible instinct des animaux. ”
Henri Joseph Guillaume Patin, Discours : prononcé à sa réception à l'Académie française… (1869)
“ Parmi tous les centres nerveux acquis, celui de la parole est sans contredit le plus important : en nous permettant de communiquer directement avec les autres hommes, il ouvre à notre esprit les plus vastes horizons. Un médecin célèbre de l'institution des sourds-muets, Itard, nous a dépeint l'état intellectuel et moral des hommes qu'un mutisme congénital laisserait réduits à leur propre expérience. ”
Georges-Louis Leclerc comte de Buffon,
Jacob Rodrigues Péreire, premier instituteur des sourds et muets en France…
(1847)
“ Elle vous dit, Pereire vous dit de ne pas abandonner votre enfant à des mercenaires, à son infirmité ; tenez-le long-temps et toujours sur votre sein ; que les mouvements de vos lèvres frappent ses yeux, que les soulèvements et les vibrations de votre poitrine frappent là sienne et se communiquent à ses poumons. Dans cette attitude, nommez-lui avec les mouvements de vos lèvres les objets qu'il désire et que vous lui présentez, accentuez votre parole par le geste, soutenez-en l'émission avec la mesure , et votre fils imitera tout ce qu'il a vu et senti, la parole sortira de son mutisme. ”
Thomas Henry Huxley,
La place de l'homme dans la nature
(1891)
“ Un muet, quel que soit le volume de son cerveau et la force des instincts intellectuels dont il aurait hé- rité, ne serait pas capable de montrer beaucoup plus d'intelligence qu'un orang ou un chimpanzé s'il était réduit à la société de ses pareils. Et cependant il peut ne pas y avoir la plus petite différence appréciable entre ce cerveau et celui d'une personne très intelligente et cultivée. Le mutisme peut être la conséquence d'une conformation défectueuse de la bouche ou de la langue, ou seulement un défaut d'innervation de ces organes ”
La pratique neurologique (1911)
“ Le mutisme, dans la démence catatonique, est une manifestation du négativisme. Quant au mutisme hystérique, il est le plus souvent créé par une idée lixe, il guérit fort bien par l'isolement et la suggestion. ”
Amédée Saupiquet, Étude clinique et pathogénique sur le mutisme et l'aphasie hystériques (1904)
“ Et, si nous les appelons ainsi, c est parce que ce terme de mutisme dépressif, sans rien faire préjuger des affections dans lesquelles on trouve de pareils cas, indique cependant assez bien la note qui domine leur pathogénie et leur aspect clinique, fous paraissent dus, en effet, à un affaiblissement ou à une perte de la volonté, qui ne permet même plus au malade d’avoir la forcede parler ; et, en clinique, tous les malades qui présentent de pareils cas, ont ce caractère particulier d’être plongés dans un état de dépression complète ; ils ne font aucun effort pour parler ”
Traité de pathologie mentale, publié sous la direction de M. Gilbert Ballet… (1903)
“ Dans les clémences, comme dans l'imbécillité, l'idiotie, la diminution ou la perte du.langage n'est souvent que la manifestation de la pauvreté des idées, la preuve de, l'affaiblissement intellectuel. Les malades deviennent ou sont incapables de comprendre, de former une idée. ; ils restent alors muets, parce que la parole est une manifestation de la pensée et que chez eux la pensée n'existe pas pu a disparu. Rappelons enfin que le mutisme est souvent une des formes de la simulation de la folie. ”
Jules Verne,
Sans dessus dessous
(1889)
“ Il fut - reconnu, et ceux qu'il avait menacés dans leur fortune et leur existence, dont il avait perpétué les transes par l'obstination de son mutisme, se vengèrent en le bafouant, en le daubant de mille manières. ”
Amédée Saupiquet, Étude clinique et pathogénique sur le mutisme et l'aphasie hystériques (1904)
“ En effet, il y a mutisme absolu et aphonie, comme dans le cas précédent ; à peine, malgré ses efforts, la malade peut-elle prononcer un grognement : hein! hein ! pas de cécité verbale, elle fait comprendre par écrit qu’elle a parfaitement saisi la signification de ce qu’elle lit; pas de surdité verbale, elle désigne rapidement du doigt les divers objets placés devant elle et qui lui sont signalés à haute voix. Jusqu'ici tout est parfaitement correct et bien en rapport avec ce que l’on sait de l’aphasie organique. ”
Octave Mirbeau,
Journal d'une femme de chambre
“ Je m'attendais chaque jour à quelque chose qui n'arrivait pas, et ce mutisme de M. Xavier, ce dédain pour ma personne, m'irritaient au plus haut point. Qu'aurais-je fait, si cela que j'attendais fût arrivé?... Je ne me le demandais pas... Ce que je voulais, c'est que cela arrivât... ”
Joseph Fournet,
Du mineur, son rôle et son influence sur les progrès de la civilisation…
(1862)
“ Du reste, ayant vainement tenté d'obtenir quelques renseignements ou narrés à son sujet, j'ai lieu de croire que le mutisme des habitants des environs provient de ce qu'ils craignent de s'attirer de mauvaises plaisanteries en s'expliquant avec les étrangers. ”
“ C'est seulement qu'il ne s'est jamais essayé dans cet exercice', L'enfant sourd-muet se trouve dans un cas parfaitement semblable. En effet, sans l'ouïe, ce cicérone de la langue (qu'on me passe le mot) , qui la met en jeu, comment l'exercer par lui-même pour venir à bout d'articuler des sons aussi distinctement que l'homme pourvu de cet avantage ? Ainsi donc le mutisme, loin d'être une conséquence forcée de la surdité, se tient seulement dans sa dépendance par un effet de sa liaison naturelle. ”
Pierre-Jean-Georges Cabanis,
Rapports du physique et du moral de l’homme
“ Ceux à qui la nature a refusé la force virile, et ceux qui la perdent avec l’âge, n’éprouvent-ils point des modifications dépendantes de l’absence de ces facultés, qu’ils n’ont pas reçues, ou qui leur ont été ravies ? Cette question nous force à dire un mot des effets de la mutilation. ”
E. Caro, Diderot inédit, d’après les manuscrits de l’Ermitage
“ La transmutation est partout : d’abord entre les espèces, chaque espèce paraissant bien n’être qu’un développement du même type animal ou végétal, différencié par les circonstances; puis, entre les règnes, chaque règne se confondant avec celui qui le précède ou qui le suit par des générations équivoques. La chaîne des êtres ne s’interrompt nulle part, et, quand elle paraît brisée, c’est la faute ou de notre attention qui se fatigue, ou de la diversité apparente des formes qui nous trompe, ou des doctrines préconçues qui nous aveuglent. ”
Friedrich Nietzsche,
Humain, trop humain
“ On a déjà mentionné qu’une mutilation, une déviation, un défaut sensible d’un organe donne fréquemment l’occasion pour qu’un autre organe prenne un développement extraordinairement bon, parce qu’il doit pourvoir à sa propre fonction et encore à une autre. ”
Alexandre Delaine, Une carte de nouvel an : stances à mes contemporains… (1864)
“ Vous pouviez, vieux souffleurs à l'informe grimoire , 8 Vous racheter aux yeux de la postérité. La transmutation n'est point absurdité, Elle s'opère au sein du grand laboratoire ; Mais nul n'a droit sur terre à l'immortalité , Sans un grain de folie est-il permis d'y croire? ”
Jean Salvy Morand, Le magnétisme animal (hypnotisme et suggestion… (1889)
“ On peut, par la suggestion, produire des contractures, des paralysies, la surdité, la cécité, la mutité, la disparition des couleurs. Il suffit d'affirmer au sujet qu'à son réveil, il sera paralysé, contracturé, sourd, muet, aveugle, etc. ”
Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ Quand les hommes ont cru aux transmutations proprement dites, n’ont-ils point en cela été trompés par l’apparence, comme ceux qui ont cru que le soleil marchait ? car à voir du blé et de l’eau se convertir dans les corps humains en sang et en chair, qui n’aurait cru les transmutations ? ”
