Résumé

Ernest La Rochelle Jacob Rodrigues Péreire, premier instituteur des sourds-muets en France… (1882)

Il suffit que M. Pereire ait trouvé une méthode plus aisée que celles qu'on a imaginées jusqu'à lui, il suffirait même qu'il réussît par les méthodes d'Amman et de Wallis pour mériter une place illustre parmi les bienfaiteurs du genre humain. Que peut-il ambitionner de plus que d'être en état d'apprendre aux sourds et muets l'articulation des mots d'une langue quelconque, et, ce qui est bien plus difficile et plus important, de leur faire comprendre le sens de ces mots et de leur faire produire d'eux-mêmes, tant verbalement que par écrit, tout ce qui fait l'objet de leurs pensées?
Source : Gallica

Ernest La Rochelle Jacob Rodrigues Péreire, premier instituteur des sourds-muets en France… (1882)

Vous sentez, comme moi, Monsieur, que ce n'est pas en assistant à une leçon qu'on peut saisir le fond d'une pareille méthode. Tout ce qu'un curieux, comme était M. de Billy, a pu m'en dire, c'est que M. Pereire palpait les lèvres, la langue, remuait la mâchoire de ces jeunes gens, selon les sons qu'il lui convenait de faire articuler, pour rendre une syllabe ou un mot. Un spectateur de la plus grande sagacité ne pouvait se fixer à rien dans une leçon d'une heure au plus; il aurait fallu suivre M. Pereire assidûment, et c'est ce qu'il ne permettait jamais.
Source : Gallica

Ernest La Rochelle Jacob Rodrigues Péreire, premier instituteur des sourds-muets en France… (1882)

Et si, par méthode, vous entendez ce système d'éducation qui consiste non pas à charger la mémoire de l'enfant de notions qu'il ne comprend pas, mais à susciter, à développer en lui l'initiative intellectuelle, à l'intéresser et à le faire participer lui-même au travail de son éducation; si vous entendez par là ce que j'ai appelé ailleurs la méthode autodidactique, celle qui apprend à se passer de maître, méthode toute française et qui chez nous se réclame des noms de Rabelais et de Montaigne, alors il vous faudra bien reconnaître que le maître de Saboureux et de Marie Marois en avait une.
Source : Gallica

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