Syllabe

Définition et enjeux

Théodore Lepetit,  Principes et exercices élémentaires de versification française… (1862)

“ Il y a six choses à observer dans le vers français : la nature des syllabes, la mesure, l'élision, la césure, la rime et la disposition.
1. - DE LA NATURE DES SYLLABES.
Les syllabes sont muettes ou sonores.
La syllabe muette est celle qui, à la fin d'un mot, se termine par un e muet seul : rose, couronne; ou suivi de s, nt : voûtes, tristes, tu aimes, ils chantent.
La syllabe sonore est toute syllabe qui n'est pas muette : bonté, couleurs, signaler.
Une syllabe muette, à la fin du vers, ne compte jamais dans le nombre des syllabes.
”
Source : Gallica

Ambroise Firmin-Didot,  Observations sur l'orthographe ou ortografie française (1868)

“ Pour bien comprendre cette difficulté, il faut se rappeler que, quand on prononce des mots isolés, il y a toujours dans ces mots une syllabe prononcée plus fortement que les autres. On dit que cette syllabe porte l’accent, ou qu’elle est accentuée. Chez nous rien de plus simple que la théorie de l’accent: il tombe toujours sur la dernière syllabe sonore du mot; et par conséquent, lorsque la dernière syllabe est muette, il recule sur la pénultième qui devient aussi la dernière sonore. ”
Source : Gutenberg

Ambroise Firmin-Didot,  Observations sur l'orthographe ou ortografie française (1868)

“ Personne n’ignore que, quand une langue est prononcée, c’est 392 la syllabe accentuée des mots qui est la plus apparente, et celle qui se conserve le mieux dans les divers changements que le mot éprouve. Il s’ensuit que, quand notre ancienne langue s’est formée du latin, c’est-à-dire pendant les dix ou douze premiers siècles de notre ère, c’est l’accent, ou, si on l’aime mieux, c’est la syllabe accentuée qui a joué le principal rôle dans ce passage. ”
Source : Gutenberg

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