Résumé

Julien Duquesnois Nouvelle prosodie française : à l'usage des gens du monde et des collèges et des institutions… (1850)

Inutile de dire que le pluriel rend longue une syllabe brève, et donne plus de valeur à une longue.
D'après ce que nous venons de dire, il nous sera facile d'établir sur des bases certaines les longues et les brèves.
Nous dirons : tous les sons représentés par les voyelles simples a, è, i, o, u, et e, sont brefs; et tous ceux représentés par les voyelles composées â, an, è, ê, eur, eux, î, in, Ô, ou, on, oi, Û. un, sont longs. Ainsi nous avons six sons primitifs brefs, et quatorze longs.
Chaque son a une sonorité qui lui est propre, et qui ne
peut se confondre avec une autre.
Source : Gallica

Julien Duquesnois Nouvelle prosodie française : à l'usage des gens du monde et des collèges et des institutions… (1850)

Mais il est une chose dont il faut que les personnes qui désireront régulariser leur prononciation ou celle des autres se persuadent bien : c'est que, toutes les fois qu'elles voudront rectifier un son, elles devront étudier la manière dont elles l'émettent, et, pour cela, voir comment les organes de leur bouche sont placés, puis consulter ensuite la prosodie sur la position à leur donner. Quand il n'y a que la valeur du son à changer, cela n'est pas bien difficile, puisqu'il ne faut qu'ouvrir ou fermer la bouche, selon que le son est bref ou long.
Source : Gallica

Julien Duquesnois Nouvelle prosodie française : à l'usage des gens du monde et des collèges et des institutions… (1850)

Ils passent continuellement d'un son très long et bas à un son très bref et élevé; ils ont peu ou point d'intermédiaires. De semblables sons ne pouvaient convenir qu'à un peuple ignorant et grossier : aussi les voyons-nous peu à peu disparaître de la capitale, séjour des intelligences supérieures , et la prononciation y marcher de pair avec la poésie et la littérature. Cela se conçoit : la poésie, cette musique du sentiment et de rintelligence, a besoin, pour être interprétée, de sons musicaux, et rien de moins musical que les sons de gorge et de nez.
Source : Gallica

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