Accent aigu

Définition et enjeux

Ambroise Firmin-Didot,  Observations sur l'orthographe ou ortografie française (1868)

“ La création de l’accent aigu à elle seule fut toute une révolution dans la langue. On a depuis inventé les accents grave et circonflexe, mais ces derniers, tout euphoniques, n’ont pas l’importance grammaticale de l’accent aigu, qui, en distinguant, par exemple, le participe passé du présent de l’indicatif, dans certains verbes, a permis au lecteur de se soustraire à une confusion déplorable.
«Je citais naguère cette phrase qui, dans l’ancienne orthographe, pouvait avoir deux sens opposés: «Un homme mange des vers.»
”
Source : Gutenberg

Bernard Jullien,  L'Harmonie du langage chez les Grecs et les Romains… (1867)

“ Cependant quand nous voulons figurer l'accentuation dans les mots français, nous employons le même trait que les anciens, notre accent aigu ordinaire, vertu, félicité. Mais on comprend combien ce signe est insuffisant, puisqu'il marque déjà autre chose, savoir le son de la voyelle, è, e. L'accent est la plus importante des modifications de la voix, comme l'uvaient bien remarqué les anciens ; puisqu'il y a un scholiaste de Denys le Thrace, Mélam.. ”
Source : Gallica

Antonio Scoppa,  Des beautés poétiques de toutes les langues… (1816)

“ Peut-on donner avec plus de clarté et de précision la véritable idée de l'accent grammatical, ou aigu, ou tonique, si naturel aux langues ? Ils prétendent ouvertement que chaque mot n'a qu'un accent aigu qui tombe ou sur la dernière syllabe des mots masculins ou tronchi, ou sur l avant dernière des mots féminins ou piani (i) : et que , qufèls qu'ils soient, les autres acçents qui peuvent affecter les syllabes précédentes, ne changent jamais la place naturelle de cet accent aigu. ”
Source : Gallica

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