Résumé

Jean Charpentier L'anglais à Paris : histoire humoristique de son introduction dans notre langue et dans nos moeurs (1865)

Après cette foule qui est la nation elle-même, viennent les bohêmes du turf, gens sans feu ni lieu, oiseaux de proie, s'abattant sur les champs de courses, comme sur un champ de bataille, où des milliers de dupes laissent leur fortune et quelquefois leur honneur.
L'escroquerie, la coquinerie se glissent même dans les rangs dorés des riches turfistes et nobles sportsmen, ce qui est inévitable quand il s'agit de centaines de mille francs à gagner ou à perdre, dans les spéculations aléatoires fondées sur la vitesse d'un cheval qui a vingt-cinq concurrents.
Source : Gallica

Jean Charpentier L'anglais à Paris : histoire humoristique de son introduction dans notre langue et dans nos moeurs (1865)

Pauvre gens! font-ils librement et en pleine connaissance de cause les affaires du pays, quand, hébétés par l'ivresse, intimidés par l'homme dont dépend leur pain quotidien, ils viennent, tenant encore à la main l'argent qui est le prix de leur vote, donner ce vote à l'élection d'un percepteur, d'un conseiller municipal ou d'un membre du Parlement? Y a-t-il là l'ombre d'un droit exercé, rien qui rappelle un peuple qui se gouverne lui-même, le selfgovernment enfin?
Source : Gallica

Jean Charpentier L'anglais à Paris : histoire humoristique de son introduction dans notre langue et dans nos moeurs (1865)

Notre corps, nous le savons, n'est que celui d'une débile et faible femme, mais nous avons le cœur et l'estomac (le courage) d'un roi,
et, qui plus est, d'un roi d'Angleterre ! Je rougis à la seule pensée qu'un duc de Parme, un roi d'Espagne ou n'importe quel prince d'Europe oserait envahir les rivages de notre royaume ou nous braver d'une façon quelconque.
Source : Gallica

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