Albert de Saint-Albin

Albert de Saint-Albin

Résumé

Portrait de Albert de Saint-Albin Albert de Saint-Albin Les courses de chevaux en France… (1890)

Au pesage et sur la pelouse, le sol a disparu sous la multitude. Sur les routes voisines, des files interminables de voitures se déroulent à perte de vue ; des familles entières sont groupées en haut de la Cascade et les curieux s'installent jusque sur les arbres, d'où ils voient un instant briller au loin le satin des casaques multicolores : ceux-là aussi peuvent dire qu'ils ont vu le Grand Prix !
Des chaises sont placées entre les tribunes et la piste : cet endroit est comme un immense salon où l'on parle de tout, et quelquefois des courses
Source : Gallica

Portrait de Albert de Saint-Albin Albert de Saint-Albin Les courses de chevaux en France… (1890)

Cependant les chevaux sortent sur la piste : ils prennent leur galop d'essai. Les bookmakers redoublent d'efforts pour placer ceux que les parieurs ont délaissés. Quelques transactions se bâclent encore précipitamment : parieurs, défiez-vous des manœuvres de la dernière heure !
Soudain un cri s'élève : les chevaux sont partis. Comme une volée d'oiseaux, parieurs et bookmakers s'élancent; ils se ruent vers la piste pour assister à la course. En un clin d'œil la foule a disparu. Il n'y a plus qu'un désert, où quelques commis indifférents taillent leurs crayons avec mélancolie.
Source : Gallica

Portrait de Albert de Saint-Albin Albert de Saint-Albin Les courses de chevaux en France… (1890)

Le jeu des courses est, comme tous les jeux, plein de hasards, de déceptions et ne réussit qu'aux sages qui parient rarement, en profitant de leurs connaissances spéciales.
L'homme qui va aux courses sans une étude approfondie du cheval et du turf est purement un joueur sans plus d'avantages qu'à la roulette ou au trente-et-quarante. Il ne doit compter que sur le hasard ou sur son habileté à engager son argent.
Source : Gallica

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