Grand Prix

Définition et enjeux

Portrait de Albert de Saint-Albin Albert de Saint-Albin,  Les courses de chevaux en France… (1890)

“ Le jour du Grand Prix, Paris s'éveille toujours d'excellente humeur. C'est une fête qui plaît à tout le monde et ne ravive aucune susceptibilité politique. Les rues ne sont pas encombrées de verdures desséchées enguirlandant des guinguettes de carrefour. Les gens riches n'émigrent pas, les autres ne passent pas leur journée au cabaret. ”
Source : Gallica

Crafty,  Sur le turf : courses plates et steeple-chases (1899)

“ C' est donc un gros événement , non seulement pour le monde spécial qui vit pour et par le cheval , mais encore pour l' ensemble de la population habituellement indifférente aux réunions quotidiennes , et que « le résultat complet des courses » ne passionne pas d' ordinaire ; et , comme tout événement , favorable ou funeste , influe sur le commerce parisien , cette sensitive en bien ou en mal , le Grand Prix est pour lui un bienfait annuel , dès longtemps prévu et escompté .
Une pluie d' or ne laisse jamais la foule indifférente !
”
Source : Gallica

François-Charles Du Barail,  Mes souvenirs (12e édition) (1898)

“ Toute cette route était sillonnée d'une foule joyeuse, empruntant tous les véhicules imaginables. On eût dit Paris se rendant au Grand Prix. Dans la plaine, il y eut le défilé et l'attaque des tribus en marche, la chasse au lièvre, à la gazelle, à l'autruche, et fantasia, tout ce que, hélas! j'avais vu exécuter déjà en l'honneur du duc d'Aumale, et aussi en l'honneur de l'archiduc Maximilien, sous la direction du même incomparable régisseur ! ”
Source : Gallica

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