Grand Prix de Paris

Définition et enjeux

Portrait de Albert de Saint-Albin Albert de Saint-Albin Les courses de chevaux en France… (1890)

Le jour du Grand Prix, Paris s'éveille toujours d'excellente humeur. C'est une fête qui plaît à tout le monde et ne ravive aucune susceptibilité politique. Les rues ne sont pas encombrées de verdures desséchées enguirlandant des guinguettes de carrefour. Les gens riches n'émigrent pas, les autres ne passent pas leur journée au cabaret.
Source : Gallica

Adolphe de Neuter Mémoires d'un entraîneur. 2 (1925-1931)

Si l'on demandait aux propriétaires de chevaux de courses des divers pays européens quelle est l'épreuve qu'ils aimeraient par-dessus tout gagner chez eux, il n'est pas absolument certain que les Français répondraient unanimement le Grand Prix de Paris, les Belges, le Grand Prix de Bruxelles, les Italiens, le Derby Reale, les Espagnols, le Grand Prix de San Sébastian, ni même les Anglais, le Derby d'Epsom ! Le jour où Verdun gagnait le Grand Prix de Paris, d'Okhuysen pleurait réellement parce qu'il avait raté sa suprême ambition, le Prix du Jockey Club.
Source : Gallica

Édouard Cavailhon Les courses et les paris (1885)

Et cependant, ce fut le grand triomphateur des champs de courses, en France, pendant tout l'Empire ; l'écurie de Lagrange, — c'était une raison sociale, — a eu les chevaux les plus extraordinaires : Monarque, Fille-de-l'Air, et surtout Gladiateur, ce coureur phénomène, qui, seul, a gagné, dans la même année, le Derby, à Chantilly, et le Grand-Prix de Paris, au bois de Boulogne.
Source : Gallica

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