Résumé

Ji Tong Chen Les Parisiens peints par un Chinois (1891)

Nous n’avons le droit d’aimer que lorsque nous savons pourquoi. L’estime de la part de l’homme, une juste admiration de la part de la femme : voilà la base de l’amour, digne de ce nom. Le reste est tout ce qu’on voudra : engouement, surexcitation, folie ; tout, excepté de l’amour. Et, en fin de compte, toute la poésie qu’on a dépensée sur ce thème exalté, n’est guère poétique. Rien n’est beau que le vrai, et le vrai, seul aimable, est toujours raisonnable. Qui déraisonne, n’aime pas.
Car, enfin, l’amour a un but, qui est le mariage et une fin, qui est l’enfant.
Source : Gutenberg

Ji Tong Chen Les Parisiens peints par un Chinois (1891)

Il me semble les voir, ces enfiévrés, rasant la terre et l’onde, sourds aux grandes voix de la nature, aveugles pour tous les chefs-d’œuvre de l’humanité. To be or not to be : être ou ne pas être le premier, est leur mot d’ordre. Jamais il ne se diront : To see or not to see, fût-ce même sous la formule la plus connue : « voir Naples et mourir ! » Indifférents à tout, sauf à la vitesse, sur le globe « comme un orage ils passent, » pour se retrouver au logis, pas plus instruits qu’auparavant, après un travail de cheval de manège de soixante-douze jours pleins.
Source : Gutenberg

Ji Tong Chen Les Parisiens peints par un Chinois (1891)

C’est le jeu, le jeu de hasard sous sa forme la plus brutale : le pari, qui a pris possession de nous tous et dont le démon nous emporte le long de la piste.
Fille-du-ciel ! crient des milliers de voix. Je vois la bête écumante arriver sur nous : je la crois déjà victorieuse, quand tout d’un coup, de la masse des distancés, un cheval se détache. En quelques bonds énormes, il a rejoint le concurrent, qui, jusqu’alors était sûr d’arriver premier. Il l’atteint, le devance d’un galop furieux et passe comme la foudre devant le poteau, qui marque le but et la victoire.
Source : Gutenberg

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