Crémation

Définition et enjeux

Jules Rochard,  Revue des Deux Mondes

“ CREMATION Depuis une vingtaine d’années, il s’est produit, en Europe, un mouvement d’opinion des plus accentués en faveur de l’ancienne coutume qui consistait à brûler les morts. La crémation, pour lui donner le nom sous lequel elle tend à s’introduire parmi nous, a ses prosélytes ardens, comme elle a ses adversaires résolus. Elle a été discutée dans toutes les sociétés d’hygiène et dans tous les congrès scientifiques ; la presse s’en est occupée ; l’opinion s’en est émue ”
Source : Wikisource

Ji Tong Chen,  Les Parisiens peints par un Chinois (1891)

“ Cela est si vrai : la forme a dans ces circonstances une valeur si capitale que je n’hésite pas à avancer ceci : dans l’état de civilisation auquel nous sommes arrivés, si un défunt n’a pas lui-même, par testament, déclaré sa volonté d’être brûlé, les descendants n’auront pas le courage d’envoyer à la crémation, le corps de celui qu’ils ont entouré de tant d’amour. Et si cela est vrai pour la crémation, combien plus nos sentiments seront-ils choqués par cet horrible abandon d’un être humain, sacré encore il y a quelques heures, et livré soudain à la bestiale avidité des fauves aquatiques. ”
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature