Résumé

Accurse Alix Paris et Rome, poésies, par Accurse Alix (1850)

La robe de Jésus passe de l'un à l'antre, De l'apôtre au martyr, du martyr à l'apôtre ;
La charité jamais ne manque d'héritier. Or Dieu vous investit de ce saint apanage , Et dans vous, quel que soit le péril de notre âge, Denis revivra tout entier.
De pleurs et de parfums j'apporte une urne pleine, Comme, pour le Sauveur, fit jadis Madeleine. Je voudrais les verser sur les pieds du martyr. Ce modeste tribut offert à sa mémoire, S'il ne vous semblé pas indigne de sa gloire, Je viens vous le faire bénir.
Source : Gallica

Accurse Alix Paris et Rome, poésies, par Accurse Alix (1850)

Sa mort, digne de pleurs, est digne aussi d'envie ; Que l'Église du Christ, en se couvrant de deuil, Unisse à sa tristesse un sentiment d'orgueil ! Au livre des martyrs, longue et sublime histoire, Ce trépas immortel ajoute une autre gloire, Car, dans la majesté des choses d'autrefois, Il a fait éclater les vertus de la croix ; Aux yeux du monde entier il a fait apparaître L'héroïque grandeur de l'âme d'un saint prêtre : Enseignement sublime, enseignement puissant, Quand celui qui le donne écrit avec son sang !
Source : Gallica

Accurse Alix Paris et Rome, poésies, par Accurse Alix (1850)

Les passions de l'homme et le temps, dans sa course, Des belles actions n'ont pas tari la source, Et l'Église n'est pas à bout de ses grandeurs ; Plus les vents orageux agitent les empires , Plus les saints dévoûments et les libres martyres Jettent sur elle de splendeurs !
Il n'est pas de combats , pas de plages lointaines Où son sang n'ait coulé comme l'eau des fontaines, Pour Dieu, pour la patrie et pour la liberté ; Son amère sueur est l'onde du calice Qui, depuis deux mille ans, s'élève en sacrifice Au profit de l'humanité.
Il n'est pas un écho qui ne dise sa gloire
Source : Gallica

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