“ Et le Tibre, au soleil, roulant ses blondes eaux, Semble un bandeau royal, semé de perles fines ! Ô maîtres glorieux, vous les aviez connus, Vous les aviez connus ces spectacles sublimes ! Votre front se penchait au bord des hautes cimes, Le long des flots bruyants vous marchiez les pieds nus, Et du vaste Océan vous sondiez les abîmes, Sous le manteau brodé de l’antique Uranus ! Avec l’oiseau qui chante et l’arbre qui murmure, Vous mêliez votre vie à toute la nature ”
Tibre
Définition et enjeux
Le Tibre, fleuve mythique et historique, a traversé les siècles comme symbole central de Rome. Des poètes antiques aux écrivains modernes, il a été chanté, ironisé ou contemplé. Virgile le présente comme un héros, tandis que Théophile Gautier le moque avec humour.
Victor Hugo évoque sa sérénité, et Gabriele D'Annunzio en fait une métaphore de paix. Louis Bouilhet, lui, le compare à un bandeau royal. Ces visions contrastées révèlent la diversité des interprétations, reflétant à la fois l'histoire et l'imaginaire collectif lié à ce cours d'eau.
Citations sur “Tibre”
“ Non loin, le fleuve Tibre épand son flot serein, Et la vache au flanc roux y vient boire, et les buffles Laissent en fils d’argent l’eau tomber de leurs mufles. Le hideux souterrain s’étend dans tous les sens ”
Gabriele D'Annunzio,
Poésies, 1878-1893.
(1912)
“ N'est-ce point celle-ci, ô mon âme, la pieuse solitude, la haute rive, la léthéenne rive d'oubli que nous cherchâmes? Le silence règne en ces lieux. Le Tibre resplendit dans le crépuscule : il porte vers la mer l'onde inépuisable de sa paix. Les chênes immobiles contemplent le fleuve paternel qui les nourrit, et leurs esprits méditent sous la rude écorce. Etres paisibles, ils boivent l'eau par l'extrémité de leurs racines, jouissent de recevoir dans leur chevelure les souffles tièdes. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ « Dieu du Tibre, s’écria-t-il, recevez Enée sur vos eaux, & garantissez le des périls qui le menacent. Fleuve sacré, puisque tu es touché de nos maux, de quelque terre que tu sortes, & quelle que soit ta source, je te rendrai toujours mes hommages. O fleuve, roi des fleuves de l’Hespérie, sois-moi propice, & que ton prompt secours justifie ta divine promesse ». Que ne peut point un poëte ? Il ennoblit tout. Le Tibre, ce ruisseau bourbeux, peint par Virgile devient le premier fleuve du monde. Voilà l’art magique des hommes de génie. ”
Théophile Gautier,
Les Grotesques
(1856)
“ Mais c'est surtout dans la Rome ridicule que sa verve bouffonne est le plus originale et réjouissante; — c'est une excellente leçon donnée en plaisantant aux touristes enthousiastes : il faut voir comme il se moque du Tibre tant vanté! comme il l'appelle mauvais petit fleuve, va-nu-pieds de fleuve, fleuve de rien, qui se donne les gants d'avoir des ponts comme s'il y en avait besoin pour le passer! Comment! c'est là ce Tibre qui fait une si belle rime à libre; qu'on s'attend à voir avec des flots de cristal, un sablon d'or, une urne de porcelaine et une belle couronne de nymphaea sur la tête ! ”
Sully Prudhomme,
Œuvres de Sully Prudhomme/Poésies 1866-1872
“ PONTE SISTO Il est au bord du Tibre un chaos de bâtisses Plus noires au soleil que les cyprès la nuit, Et qui, plongeant leur pied dans l’eau jaune qui fuit, Y trempent constamment leur frange d’immondices. ”
Virgile,
Œuvres de Virgile (coll. Panckoucke…
“ Déjà la mer était rougie par les premiers rayons du jour, et, dans les hautes plaines de l’éther, l’Aurore vermeille brillait sur son char de rose : tout à coup les vents, se taisant, retiennent leur haleine, et la rame lutte en vain contre l’onde immobile. Alors, du milieu des flots, Énée découvre une vaste forêt, que le Tibre traverse dans son heureux cours, avant de précipiter dans la mer ses ondes tumultueuses, jaunies par le sable qu’elles entraînent. ”
“ C'est en ce jour, ô Tibre, que les ondes du fleuve de l'Étrurie portent à la mer les souillures du temple de Vesta. [6, 715] Si l'on peut se fier aux vents, nochers, livrez vos voiles aux zéphyrs; demain ce vent soufflera sur les flots où vous l'attendez. ”
Louis de Geofroy,
Revue des Deux Mondes
“ Les rives escarpées ont bien leur aspect morne et triste, le ciel est plombé comme dans un jour de sirocco, et la brume empestée de l’atmosphère se reflète sur les eaux lentes du Tibre, que rasent des hirondelles noires. ”
Ovide,
Ovide - Œuvres complètes
“ Tandis que le vaisseau remonte rapidement les eaux du fleuve, sur les autels dressés le long des deux rives, l’encens brûle et pétille ; des nuages de parfums s’élèvent dans les airs ; les victimes tombent sous le fer fumant du sacrifice. Enfin on est arrivé dans la capitale de l’univers : le serpent s’élève jusqu’à la pointe du mât ; il agite sa tête, et regarde autour de lui quel lieu il doit choisir pour sa demeure. Le Tibre, dans son cours, se partage en deux bras d’une égale largeur, qui environnent de leurs eaux une île à laquelle le fleuve a donné son nom. ”
François-René de Chateaubriand,
Œuvres complètes
“ Dans la description des divers objets dont je vous ai parlé, je crois n’avoir omis rien de remarquable, si ce n’est que le Tibre est toujours le flavus Tiberinus de Virgile. On prétend qu’il doit cette couleur limoneuse aux pluies qui tombent dans les montagnes dont il descend. Souvent, par le temps le plus serein, en regardant couler ses flots décolorés, je me suis représenté une vie commencée au milieu des orages : le reste de son cours passe en vain sous un ciel pur ; le fleuve demeure teint des eaux de la tempête qui l’ont troublé dans sa course. ”
François-René de Chateaubriand,
Itinéraire de Paris à Jérusalem
“ J’avais vu les grands fleuves de l’Amérique avec ce plaisir qu’inspirent la solitude et la nature, j’avais visité le Tibre avec empressement, et recherché avec le même intérêt l’Eurotas et le Céphise ; mais je ne puis dire ce que j’éprouvai à la vue du Jourdain. Non-seulement ce fleuve me rappelait une antiquité fameuse et un des plus beaux noms que jamais la plus belle poésie ait confiés à la mémoire des hommes, mais ses rives m’offraient encore le théâtre des miracles de ma religion. ”
Gaston Boissier,
Revue des Deux Mondes
“ A droite, le Tibre se sépare en deux branches qui entourent l’isola sacra, peuplée aujourd’hui de troupeaux de buffles. Autour de soi, autant que l’œil peut s’étendre, la plaine est couverte de petits tertres d’inégale hauteur; ce sont des amas de décombres qui recouvrent une grande ville ensevelie. Au-dessous de ces terres amoncelées, où l’on heurte à chaque pas, quand on s’y promène, des fragmens de marbre, des débris de poteries, des vases ou des fonds de vases brisés, on est sûr de retrouver la vieille Ostie. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Cette falaise, fort sablonneuse, perd un peu à chaque hiver ; ce n’est pas la mer qui la ronge, mais les grandes pluies la délavent. (Michelet.) — Fig. Amollir : Vous autres Français, vous ne comprenez pas la vertu d’un cœur du Tibre ; l’eau de votre pays délave le cœur. ”
Charles-Paul Landon, Annales du Musée et de l'École moderne des beaux-arts… (1810-1821)
“ Ils sont exécutés l'un et l'autre en marbre pentélique. La seconde figure colossale représente le Tibre. Le dieu du fleuve est demi-couché sur une draperie dont les extrémités se relèvent sur ses deux bras. Dans sa main gauche il tient une rame, emblême des rivières navigables; dans l'autre, une corne d'abondance, d'où sortent des raisins, des épis, des pampres , des fruits et des fleurs. ”
X. Beluze, Pérégrinations en Orient et en Occident… (1864)
“ Le Tibre limoneux descendant des montagnes et roulant ses flots décolorés sous un ciel trèspur, avant d'entrer dans la ville, ne baigne que des ruines, débris d'ineffaçables grandeurs, des tombes solitaires et la poussière des morts, Il y a de la grandeur dans la vue imposante de cette campagne, ce sont les vastœ solitudines dont parle l'Écriture. ”
Virgile,
Énéide/Traduction Guerle
“ Des chefs étrangers l’asservirent : elle subit le joug de Thybris, tyran farouche, indomptable géant ; et c’est de lui que ce fleuve dominateur de l’Italie fut appelé le Tibre, et perdit ainsi son antique nom d’Albula. ”
André Suarès,
Le livre de l'émeraude: en Bretagne
(1901)
“ Un soir, vêtu de brouillard léger, s’avance sur la rade. A l’horizon de terre, entre les arbres, la fumée hésite; et, sur la mer, le soleil vient de se coucher dans un réseau de nuages.Le ciel est une peau de tigre qui ruisselle de sang. L’astre disparu est un dieu écorché, là-bas, qui saigne dans sa cage; et le flot pourpre fait la mare entre les barreaux noirs. De longues bandes sombres courent, rectilignes et parallèles d’un bord du ciel à l’autre bord. Peu à peu, la fourrure ensanglantée perd de son feu, et l’incarnat se lave dans l’eau grise du crépuscule. ”
Amédée Achard,
Un Mois en Espagne (octobre 1846…
(1847)
“ La terre, tachetée çà et là comme la peau d'un tigre, était plaquée d'ombres immenses projetées par des roches difformes; des ronces croissaient entre les pierres, et les vastes plateaux s'entassaient jusqu'à l'horizon, solitaires, désolés et mornes; pas un arbre au creux du ravin, pas une maison au flanc de la colline; partout un océan de rochers monstrueux, hérissant leurs arêtes, aiguisant leurs cimes et coupant le ciel de leurs dents de scie. Une lumière incertaine et fauve inondait ce paysage infini, qui avait la majesté de la mer et la désolation éternelle du désert. ”
Pétrarque,
Pétrarque à Laure : les sonnets…
(1933)
“ Et pendant que j'espère ou que je désespère, Tout passe et disparaît plus rapide qu'un tigre. Hélas, on pourra voir la neige chaude et noire, L'océan sans ses flots, les poissons sur les Alpes, Le soleil remonter vers les lieux d'où s'écoulent, D'une source commune, et l'Euphrate et le Tigre. Avant que le repqs et la paix me reviennent, Ou qu'Amour et ma Dame agissent autrement, Car ils sont contre moi ligués cruellement. Puis, si j'ai quelque joie après tant de douleurs, C'est quand je ne puis plus, hélas, la savourer ; Je n'ai jamais reçu que de telles faveurs. ”
Théophile Gautier,
Mademoiselle de Maupin
(1834)
“ Dans les clairières, là où le soleil enfonce comme un coin d’or un rayon lumineux, à travers la moite humidité, à l’endroit où vous auriez voulu vous asseoir, vous trouverez toujours quelque famille de tigres nonchalamment couchés, humant l’air par les naseaux, clignant leurs yeux vert-de-mer et lustrant leurs fourrures de velours avec leur langue rouge-de-sang et couverte de papilles ”
Victor Langlois,
Numismatique de l'Arménie
(1859)
“ Tête de Tigrane, à droite, coiffée de la tiare. Grenetis. Femme tourellée assise sur un rocher, à gauche, tenant de la main droite une palme, et de la gauche une corne d'abondance ; à ses pieds, un fleuve nageant. ”
Jules Gérard,
Le Mangeur d'hommes...
(1863)
“ Je descendis dans le lit sablonneux et desséché d'une nullah, et j'étais en train de regarder à travers les arbres où je m'attendais à chaque instant à entrevoir la couvée, lorsqu'en faisant à pas furtifs le tour d'un saule, je me trouvai tout à coup face à face avec un tigre énorme, qui venait évidemment de faire sa sieste à l'ombre fraîche de la rive en talus ”
Valérie de Gasparin,
Andalousie et Portugal
(1886)
“ Les tourbillons dont se creusent ses surfaces, les taches de lumière ou d'ombre qu'y promène le vent sont caprices de despote et jeux de tigre : le sang jaillit sous la griffe. Ces écumes, follement balayées, engloutissent des navires. Ces transparences qui tournoyent, aspirent des vies d'hommes. ”
F. de Champagny, Revue des Deux Mondes
“ Cependant, au bout de sept ou huit ans, le charme impérial opère : le vieux démon de Caligula et de Tibère se réveille. Prenez garde, ce tigre apprivoisé a léché un peu de sang humain, il sent sa race. Voici les délateurs qui remontent à la surface, les suicides commandés qui se renouvellent, la lancette du chirurgien qui succède au lacet du bourreau et à l’épée du soldat ; c’est un Tibère enfant, un Tibère prodigue, voluptueux, artiste, musicien, pantomime, fou, et par cela même plus cruel. ”
“ Un propriétaire exploite une grotte, où il soumet à la pétrification mille animaux, plantes, objets, auxquels, en un certain temps, les matières calcaires en dissolution dans l’eau, se précipitant, font des carapaces, des enveloppes blanches; dans le jardin, voici les chefs-d’œuvre du genre: vache blanche, tigre blanc, personnages blancs dansant la bourrée, un tapir blanc, un tigre blanc, des oiseaux blancs! ”
Virgile,
''Lucrèce, Virgile, Valérius Flaccus - Œuvres complètes''
“ Aussi les cerfs légers paîtront dans les airs, et les flots laisseront les poissons à sec sur les rivages ; le Parthe et le Germain, exilés et se cherchant l’un l’autre dans leur course errante, boiront, celui-là les eaux de l’Arare, celui-ci les eaux du Tigre, avant que l’image de ce dieu bienfaisant s’efface de mon cœur. ”
Aristide Roger,
Aventures extraordinaires de Trinitus…
(1869)
“ Comme deux tigres furieux acharnés l'un contre l'autre, ils rugissent et se déchirent. Au contact de, la colonne de feu, la mer bouillonne, s'irrite et se soulève. Elle trépigne son ennemi en grondant de ;. rage et de douleur. C'est le terrible conflit del'eau et de la lave chauffée au rouge blanc. VOYAGE SOUS LES FLOTS 37 Cette masse prodigieuse de matières incandescentes ne peut être éteinte ni même refroidie ' par l'Océan. Elle s'élève avec lenteur sous le poids qu'elle supporte ”
Charles Cros,
Le Coffret de santal
(1873)
“ Quand sur vos cheveux blonds , et fauves au soleil , Vous mettez des rubans de velours noir , méchante , Je pense au tigre dont le pelage est pareil : Fond roux , rayé de noir , splendeur de l' épouvante . Quand le rire fait luire , au calice vermeil De vos lèvres , l' éclair de nacre inquiétante , Quand s' émeut votre joue en feu , c' est un réveil De tigre : miaulements , dents blanches , mort qui tente . Et puis , regardez -vous . Même sans ce velours , Quoique plus belle , enfin vous ressemblez toujours A celui que parfois votre bouche dénigre . ”
Claudius Popelin,
Le Parnasse contemporain/1869
“ Tu marches incliné comme une verte branche Qui porte trop de fruits autour de ses rameaux. — Où vas-tu, voyageur aux vêtements de peaux ? Tu marches l’œil hagard comme un tigre qui flaire La trace des chevaux empreinte en la poussière. ”
Henri Cantel, Amours et priapées (1869)
“ Lorsque le tigre, au loin poussant un cri sauvage, Comme une flèche ailée et vivante, accourut. La tigresse vers lui bondit, pleine de joie, Le caressa d’un œil fauve de volupté, Et lécha du vainqueur le poil ensanglanté. ”
Victor Hugo,
La Légende des siècles
“ Partout, on vit, au fond du bois et du ravin, Les bêtes qui passaient leur tête entre les branches ; La biche à l’œil profond se dressa sur ses hanches, Et les loups firent signe aux tigres d’écouter ; On vit, selon le rhythme étrange, s’agiter Le haut des arbres, cèdre, ormeau, pins qui murmurent, Et les sinistres fronts des grands chênes s’émurent. Le faune énigmatique, aux Grâces odieux, Ne semblait plus savoir qu’il était chez les dieux. II le noir Le satyre chanta la terre monstrueuse. ”
Bénédict-Henry Révoil,
La vie des bois et du désert : récits de chasse et de pêche
(1887)
“ Les voyageurs avaient beau dire : « J' ai vu , en tel endroit , sous telle latitude , un animal dont la robe est celle d' un tigre , la tête d' un cerf et le cou aussi gracieux que celui d' un cygne ; dont la taille est si élevée , que trois hommes montés sur les épaules les uns des autres atteindraient à peine , en levant le bras , le haut de son front ; dont la timidité est si grande , qu' un roquet pourrait le faire fuir rien qu' en aboyant ; dont la vitesse ressemble à celle d' un lévrier ... » ”
Marceline Desbordes-Valmore,
Bouquets et prières
“ À ces tigres charmants que peut-on refuser ? Un jour de la saison molle et tiède et fleurie, Voulant ronger l’hysope autour de la prairie, Le fainéant bondit, s’excite à prendre l’air, Car le sable au jardin brille sous un ciel clair. ”
Gustave Gilles, La Nouvelle Jeanne, par Gustave Gilles (1866)
“ Le lion faisait sa sieste dans la caverne; la gazelle passait sa nuit au frais, le museau sur les fleurs... Un tigre, en chasse, vint dans le champ des palmiers. La gazelle dormait sous un bananier rose ; le tigre la vit, fit la patte douce, tourna alentour, guettant ses formes, flairant ses veines gonflées ; sa chair lui apparaissait fraîche et vermeille, sous le poil ras de sa gorge tendue;.. Le tigre savourait le fumet du tendron, ne se hâtant point d'appuyer la griffe sur une proie qui ne pouvait fuir.... ”
Théodore de Banville,
Odes funambulesques
“ Et la douceur aux dents du tigre. Il se demande s’il n’est plus, Sous les vieux arbres chevelus De cette France que nous sommes, De l’Océan au pont de Kehl, Un déguisement sous lequel On puisse parler à des hommes ”
Victor Hugo,
La Légende des siècles
“ La forêt grondante est prise Au piége humain. Le tigre au Jardin des plantes Passe ses pattes tremblantes Par les barreaux ; Toute bête est terrassée Par l'amour et la pensée, Ces deux héros. Tous deux ont le diadème. ”
Théophile Gautier,
Les Deux Étoiles
“ À peine s’ils faisaient frissonner les plis de leurs larges oreilles, et si de temps à autre leur trompe inquiète, subodorant dans le lointain quelque tigre en maraude ou quelque ennemi cherchant à se glisser dans le bois, ne se fût relevée vers le ciel, on eût pu les croire sculptés dans le granit comme ceux qui ornent les pagodes. ”
