Gaston Boissier,
Revue des Deux Mondes
“ Lucrèce n’imagine, pas de plus grand plaisir, les jours où l’on n’a rien à faire, que « d’être couché près d’un ruisseau d’eau vive, sous le feuillage d’un arbre élevé, » et Virgile se souhaite à lui-même, comme le suprême bonheur, « d’aimer toujours les champs cultivés et les fleuves qui coulent le long des vallées. » voilà le premier plan des paysages qu’ils aiment, des prés ou des moissons, quelques beaux arbres et de l’eau ; ajoutons-y, comme fond du tableau, quelques collines à l’horizon, surtout si elles sont cultivées sur leurs flancs et boisées jusqu’à leur sommet. ”
