Eugène Secretan, Du Sentiment de la nature dans l'antiquité romaine… (1866)
“ Des chants aussi vibrants sont inconnus à l'antiquité romaine ; néanmoins, on y trouverait en germe, dans Virgile, dans Properce, dans Ovide, cet effort pour transformer la nature tantôt en un confident intime, tantôt en un spectateur presque ironique. Une chose est complétement neuve dans notre sentiment moderne de la nature, c'est qu'il a conscience de lui-même : en un mot, nous avons une esthétique de la nature, et le monde ancien ne la soupçonna même pas. Le sentiment de la nature à Rome sert donc d'intermédiaire entre celui de l'Orient et de la Grèce et celui de notre temps. ”
